A moins de trois semaines de l’avènement du mois saint de Ramadan, le mois du recueillement et de la piété mais aussi de la consommation par excellence, les prix des produits alimentaires de première nécessité poursuivent, à un rythme de plus en plus soutenu, leur fulgurante ascension au point que l’on se demande ce que les Tunisiens, en premier lieu ceux aux bourses moyennes, vont faire pour pouvoir affronter les dépenses qu’ils ont pris l’habitude de consentir à l’occasion de cet événement.

L’interrogation est d’autant plus légitime et d’actualité que les explications ou les justifications fournies par les autorités publiques quant à la hausse vertigineuse des prix ou plutôt la fuite en avant de ces mêmes prix ne réussissent à convaincre personne, notamment les ménages qui sont en contact direct et quotidiennement avec les pratiques des commerçants qui dépensent une énergie incommensurable en matière de découverte des astuces les plus inimaginables pour imposer leurs prix sur le marché et y souffler, à leur guise, le chaud et le froid.

Du côté du ministère du Commerce, on ne se lasse pas, comme d’habitude, d’insister sur les campagnes qui seront menées dans le but de lutter contre les spéculateurs, sur la sensibilisation consciente des citoyens quant à leur devoir de démasquer tous ceux qui enfreindront la loi et enfin sur la mobilisation des services de contrôle économique qui veilleront au grain dans le but de circonscrire au maximum les dépassements et les dérives.

Il reste, toutefois, à faire remarquer qu’il est, plus que jamais, urgent que les pouvoirs publics comprennent que l’heure a sonné de mettre un terme définitif à la flambée des prix dont la conséquence est perceptible au niveau de la détérioration continue du pouvoir d’achat des citoyens, pas uniquement ceux appartenant aux catégories défavorisées ou moyennes.

Certes, la situation politique prévalant depuis quelques mois dans le pays pourrait, de l’avis de certains, imposer d’autres priorités. Il n’en demeure pas moins qu’il est important et d’une urgence absolue d’accorder à ce phénomène un intérêt particulier.

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