Fédération Nationale du Numérique : Soumission aux demandes d’offres publiques en devises étrangères

La Fédération nationale du numérique, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), informe tous les acteurs du secteur du numérique que, suite à sa demande, la Fédération a reçu, de la part de la Banque centrale de Tunisie, et après avis positif du ministère des Finances, une prolongation de la dérogation obtenue en novembre 2018, prolongée pour les années 2019, 2020 et dorénavant pour 2021.  Cette dérogation permet désormais à toutes les entreprises qui agissent dans le secteur du numérique de pouvoir dorénavant soumissionner aux demandes d’offres publiques en devises étrangères convertibles, et ce, pour les matériels ou logiciels importés, tout en étant payés en dinars tunisiens selon le taux de change à la date de paiement, conformément à l’article 21 du Code des Changes. D’après la fédération, ceci est valable pour toute l’année 2021. Chaque soumissionnaire est alors appelé à joindre au dossier de soumission la dérogation en pièce jointe. Cette dérogation est aussi transmise à l’Observatoire des marchés publics et à tous les donneurs d’ordre publics tunisiens.

Dettes publiques africaines : Un premier «Think tank» créé

Le 21 avril 2021 à Abidjan aura lieu le lancement officiel de la plateforme d’échange «Think tank» dédiée aux dettes publiques africaines, baptisée «A new Road-A new Round-Table On African Debts». Cette plateforme voit le jour dans le but d’avoir un laboratoire d’idées qui se consacre à la problématique de la dette publique en Afrique. Ce «Think tank» s’est fixé deux principaux objectifs. Le premier sera consacré au changemet de paradigme concernant les questions de financement des économies du continent et le second sera dédié à la proposition d’un cadre de réflexion sur le traitement et la structuration des dettes africaines. La dette souveraine en Afrique redevient un sujet d’actualité brûlant en ces temps de crise du Covid-19. «A New Road»  a été créé pour apporter quelques réflexions  aux conséquences sanitaires et économiques de la crise sanitaire avec le respect de la souveraineté des Etats africains, relève-t-on dans un communiqué.  L’une des toutes premières activités de ce «Think tank» sera sa participation au sommet sur le financement des économies africaines, qui doit avoir lieu le 18 mai prochain à Paris. Ce sera l’occasion d’échanger avec les acteurs conviés à ce sommet afin d’initier la dynamique de co-construction visée par «A New Road». Le «Think tank»  est composé de personnalités de diverses nationalités, de générations et d’industries différentes et aux parcours riches et multiples.  Ainsi, les 24 membres de ce «Think tank», qui partagent la certitude que des solutions innovantes émergeront d’une réflexion collective et plurielle, ont choisi de se réunir pour concevoir des propositions concrètes œuvrant à l’accès au financement des économies africaines à des conditions justes et adaptées au service de la mutation des économies, à l’industrialisation et au financement d’investissements créateurs de valeur.

Commerce intra-africain : En deçà des espérances

Selon un rapport sur les progrès réalisés en matière d’intégration régionale dans le contexte de la pandémie du Covid-19, publié en marge du 39e Comité d’experts de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), de la Conférence des ministres africains des Finances et de la Planification et du Développement économique, le commerce intra-africain est passé à 16,1% en 2018 (159,1 milliards de dollars), contre 15,5% en 2017. En 2018, l’Afrique ne représentait que 2,6% du commerce mondial, contre 29,8% pour l’Union européenne. Une situation aggravée par la pandémie. Le coronavirus a perturbé la mise en œuvre des initiatives d’intégration régionale, y compris la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca), en particulier le commerce, à cause de la fermeture des frontières nationales, d’après les propos de Stephen Karingi, directeur de la division de l’intégration régionale et du commerce, à la CEA. Il a aussi fait noter que les problèmes de gouvernance, de paix et de sécurité continuent à entraver la mise en œuvre de l’intégration régionale.

«Le commerce, la circulation économique des personnes et des services, les infrastructures, la gouvernance, la paix et la sécurité sont les principaux piliers de l’intégration régionale», affirme Karingi. Il poursuit : «La paix et la sécurité créent des environnements propices à la poursuite de l’intégration régionale et à la réalisation d’objectifs de développement continental plus larges». Alors que des progrès continuent d’être réalisés dans la poursuite du programme d’intégration régionale du continent dans les huit communautés économiques régionales (CER), des défis pour parvenir à une intégration plus approfondie demeurent, relève le document. Stephen Karingi rappelle qu’avant la pandémie du Covid-19, le commerce intra-africain a augmenté, mais par rapport à d’autres zones d’échange, ce commerce est resté assez limité. Parmi les recommandations de la CEA pouvant contribuer à une meilleure intégration commerciale sur le continent, la numérisation qui est essentielle pour maintenir la compétitivité commerciale et permettre une participation effective au commerce électronique transfrontalier.

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