La plupart des citoyens tunisiens semblent complètement déconnectés de la réalité sanitaire du pays. En ont-ils marre ? Sont-ils dans le déni ? Toujours est-il que malgré les hôpitaux saturés et en dépit du  cri d’alarme des professionnels de la santé épuisés par une situation épidémiologique inquiétante,  qui n’en finit pas de se dégrader, ces derniers se comportent comme si de rien n’était.

Aucun respect des mesures barrières. Alors qu’ils encourent des sanctions en cas de non-port du bavette en présence de passagers à bord de leurs véhicules, la plupart des automobilistes omettent pourtant de respecter cette consigne de sécurité. Idem à bord des moyens de transport collectifs qui sont tous les jours bondés aux heures de pointe. Malgré le risque de contamination élevé dans ces espaces fermés et exigus, on voit pourtant des usagers se bousculer pour trouver une place à l’intérieur des bus, des métros… La distanciation sociale ? Totalement oubliée. On n’y pense plus du tout dans les souks et les marchés où les citoyens sont agglutinés les uns contre les autres pour faire  leurs emplettes pour le repas de la rupture du jeûn, sans prendre aucune précaution. Quant aux boulangeries, elles sont tous les jours prises d’assaut par des citoyens qui se poussent et se bousculent pour acheter leur pain. L’année dernière, alors que le nombre de contaminations était beaucoup moins élevé, des initiatives ont été lancées  pour encourager les gens à respecter le port du masque et la distanciation sociale dans les espaces publics. On a même  vu un ancien ministre de la santé distribuer des masques de protection aux piétons et aux usagers à bord d’un bus. Une campagne de sensibilisation a, par ailleurs, été organisée par des scouts qui ont distribué des masques de protection  dans une gare.  Si la situation venait à se dégrader davantage, il faudrait faire appel de nouveau à la société civile pour organiser des campagnes de sensibilisation et de distribution de masques de protection dans les moyens de transport et les espaces publics.

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Charger plus par Imen Haouari
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3 Commentaires

  1. tounsi

    15/04/2021 à 12:22

    onchallah labes

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  2. mohamed fares landoulsi

    16/04/2021 à 12:10

    Je pense que vous ne comprenez pas bien la situation, à moins que vous étiez une étudiante qui prend le transport public « day to day » car vous ne pouvez pas vous offrir un taxi naturellement chaque jour, ou bien vous allez au travail prenant au moins deux transports public. La plupart des tunisiens n’ont pas les moyens pour s’offrir à appliquer les moyens sanitaires ; le gel et les bavettes n’est pas accessible à tout le monde ( c’est pas gratuit en tout cas ). C’est vrai que certains ne respectent pas les mesures sanitaires délibérément. Mais si on voit dans les causes primères de cette imprudence c’est que l’état ne les respectent pas ; On peut allouer les moyens de transport pour emmagasiner les fidèles de El-Nahdha et organiser un évènement de 10 milles (10.000) citoyens mais on ne peut pas utiliser ces moyens pour les bonnes causes. Je vous assure que certains personne sont convaincues que ce virus n’exite pas et je vous assure que vous écrivez que pour les 10% qui sont déja conscients de la pandémie.
    « the only real change come from inside », J. Cole

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    • Rami

      28/04/2021 à 16:57

      Porter une bavette même vieille ou usagée ça ne coûte rien et ça peut sauver votre vie… mais inchallah

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