Les réservistes de l’Espérance n’ont pu venir à bout d’une JSK qui leur a résisté avec mérite tout au long de la première mi-temps…

Quand on voit des joueurs comme Amine Hazgui, Mohamed Mtiri, Oussama Romdhani, Sadek Jemmali, Mohamed Ali Ragoubi, Amine Kenaïssi, Iheb Adami et beaucoup d’autres évoluant à la JSK, donner la réplique à l’ogre du championnat national, l’on s’étonne fortement de leur relégation en division inférieure.

Abstraction faite de la victoire, sans pépins, de l’Espérance (3-1) face aux visiteurs aghlabides, la prestation de ces derniers ne laisse guère indifférent. Et à chaque fois qu’on voit les joueurs de la JSK à l’œuvre, on se rend rapidement à l’évidence que ce club est resté une grande pépinière malgré les énormes difficultés financières qui l’accablent et qui pourraient même le faire disparaître.

Que ce soit l’excellent gardien de but Mohamed Amine Hazgui ou la majorité des joueurs de champ kairouanais, ils ont tous farouchement tenu tête à l’Espérance en première mi-temps. Leur talent individuel et leur maîtrise technique dénotent une grande tradition footballistique bien ancrée dans les viviers des alentours de Kairouan.

Seulement, la défaillance physique due aux mauvaises conditions de préparation de l’équipe, impactée essentiellement par les fréquents changements d’entraîneurs, leur a été fatale en deuxième mi-temps.

Badri retrouve ses marques

En plus de la supériorité physique qui caractérise le jeu de l’Espérance, il y a aussi l’expérience et la notoriété de ses cadres dont l’apport en deuxième mi-temps a fait toute la différence.

En effet, l’équipe composée en majorité de réservistes, présentée en début de match par Mouïne Chaâbani, a buté sur un sympathique ensemble kairouanais qui lui a bien résisté tout en tentant sa chance plusieurs fois face à Moez Ben Chérifia. Chose qui a poussé le timonier «sang et or» à appeler à la rescousse ses ténors en deuxième mi-temps. C’est qu’à défaut de cette entreprise, la victoire aurait pu être difficile à atteindre. D’un coup, d’un seul, Chaâbani va incorporer El Houni, Benguith, et Badri dès le retour des vestiaires avant d’ajouter les vieux briscards, Khénissi et Derbali. Ce dernier, qui n’a pas joué depuis la saison dernière, a montré qu’il n’a rien perdu de son métier. Il a même été à l’origine du troisième but de son équipe marqué par Badri sur un centre travaillé dont il a le secret. De leur côté, Badri et Khalid ont usé de tout leur savoir-faire et de leur expérience pour achever la courageuse JSK. Badri ayant inscrit deux buts (62’ et 89’), alors que le Ghanéen marqua la deuxième but espérantiste à la 63’.

Pour sa part, la JSK a prouvé qu’elle sait rendre les coups grâce au but signé par Mohamed Iheb Adami. Ce fut en quelque sorte la réaction de la bête blessée après la relégation regrettable de la grande JSK.

Dans ce match aux forces déséquilibrées, la JSK a eu le mérite de contraindre le coach de l’Espérance à utiliser son artillerie lourde avant de fléchir.

Par ailleurs, il y a lieu de signaler le sérieux et le professionnalisme de l’Espérance qui sait négocier ses matches en s’adaptant, avec succès, à toutes les situations. Et c’est cela toute la différence entre un club aux grands moyens et un autre qui survit avec beaucoup de peine.

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