D’une durée de 30 épisodes, le drame ramadanesque d’Attessia TV signé Mourad Ben Cheïkh parvient à retenir l’attention des téléspectateurs, impatients de découvrir la suite. Doté d’un casting varié, l’histoire d’Ismaïl El Ghoul, père d’une fratrie de trois jeunes hommes et d’une jeune femme, révèle lentement, au fil des épisodes, bien des secrets.

On est téléporté dans le temps, début des années 2000. D’avance, on est invité à intégrer, à travers le petit écran, cette famille disloquée. Ismaïl El Ghoul (interprété par Fathi Haddaoui) et sa famille sont issus de la classe bourgeoise tunisienne. Le père gère tant bien que mal les affaires de son entreprise avec l’aide de son fils aîné Haroun. En apparence en osmose, cette petite famille composée de six membres s’avérera caduque : leurs relations sont fragilisées par des histoires de rivalité, de jalousie, de discordes, qui ne cesseront de s’amplifier. Une rancœur d’antan pèse toujours autant sur les adultes de la famille et l’ombre d’un lourd passé ne tardera pas à chambouler leur présent déjà précaire, vécu par chacun et chacune en retrait. Campée par Wahida Dridi, l’épouse odieuse d’Ismaïl El Ghoul et (belle-mère de l’un des enfants el Ghoul), est déterminée à monter les enfants contre leur père les brisant à tout jamais. 

Cette famille composée de trois enfants légitimes et d’un seul illégitime est en pleine décomposition. Le fils illégitime est celui de la maîtresse d’Ismaïl El Ghoul (jouée par Rabiâa Ben Abdallah) : celle-ci est souffrante. Cette femme, mondaine, passionnée de musique, est parvenue à garder un œil sur son fils génétique Youssef (Fares Landoulsi) sans révéler leur véritable lien. La mère et son fils ont donc une passion commune pour la musique. Chacun et chacune des enfants «El Ghoul» mène une existence sémée de secrets, de manigances, de relations entretenues en cachette. Tout un clan familial qui se débat avec un présent et un passé douloureux. Des existences qui, finalement, s’entrechoqueront.

Porté à la télévision par des acteurs montants et confirmés, «Ouled El Ghoul» est interprété par Helmi Dridi, Sarah Hannachi, Fares Landoulsi, Youssef el Meksi. Ces deux derniers font de la télé tunisienne pour la première fois. Amira Darouiche, Maram Ben Aziza, Yasmine Bouabid, Chadly Arfaoui, Chekra Rammeh, entre autres, se joignent à ce volcan en irruption. La série s’étire sur des épisodes de 20 à 25 min diffusés sur Youtube sans publicité. Les événements avancent longuement mais sûrement.

Dans une ambiance feutrée, querelles de famille, de mafia, d’héritage, de trafic de drogues, de relations secrètes et conflictuelles, d’enfants légitimes / illégitimes, de relations ilicites sont mises à nu au fil des épisodes. Cette série «grand public» possède les ingrédients nécessaires, communs, afin de retenir l’attention du public, forcément porté sur les feuilletons ramadanesques ces temps-ci. Le dénouement est attendu d’ici à deux semaines.

 

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