Taboubi a indiqué que la Tunisie est confrontée à une phase difficile et sans précédent en raison de la crise socioéconomique qui s’est aggravée à cause de la pandémie de Covid-19, soulignant la nécessité de conjuguer les efforts pour sauver le pays.


Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt), Noureddine Taboubi, a déclaré, hier, que l’organisation ouvrière ne peut rester passive face à la crise actuelle.

S’adressant au Chef du gouvernement, Hichem Mechichi, Taboubi a déclaré: «Il y a des parties qui prétendent vous soutenir, mais en fait, elles veulent faire passer leurs agendas à travers le contrôle de vos décisions».

S’exprimant lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du Travail, en présence notamment du Chef du gouvernement, Taboubi a ajouté que «l’implication des organisations nationales doit se traduire sur le terrain et non pas à travers de simples discours pour ensuite les poignarder dans le dos».

«Chacun doit respecter ses limites», a-t-il dit, affirmant que la situation actuelle nécessite d’abandonner les rivalités qui n’offrent rien au pays.

Taboubi a indiqué que la Tunisie est confrontée à une phase difficile et sans précédent en raison de la crise socioéconomique qui s’est aggravée à cause de la pandémie de Covid-19, soulignant la nécessité de conjuguer les efforts pour sauver le pays.

L’Ugtt, a-t-il affirmé, demeurera fidèle à son rôle national dans la défense du caractère civil de l’Etat et des revendications sociales, mettant en garde contre les répercussions de la crise socioéconomique sur le pouvoir d’achat des travailleurs.

Dialogue national

Noureddine Taboubi a par ailleurs mis en garde contre le report de la mise en œuvre de l’initiative de l’organisation ouvrière sur le terrain et de chercher à contester son utilité par certaines parties. Taboubi a appelé le Président de la République à activer l’appel de l’Union pour un dialogue national inclusif et à s’engager «avant qu’il ne soit trop tard» pour fixer les exigences et les mécanismes nécessaires pour mener un dialogue national multidimensionnel sur la base de dénominateurs communs qui préoccupent tout le monde, soulignant que tout report de ce dialogue plongerait le pays dans une situation pire. Taboubi a, à cette occasion, appelé à un dialogue national global pour rompre avec la mainmise du pouvoir sur les rouages de l’Etat et la volonté acharnée de saper la vie politique et sociétale et de nourrir les conflits sectaires et idéologiques ainsi que des discours populistes chargés de haine et d’intolérance, soulignant que la mise en œuvre des réformes nécessaires éloignerait le pays du spectre d’une faillite imminente. Il a souligné que le dialogue national est devenu une tâche urgente qui doit être accomplie sur la base des constantes nationales dont la sauvegarde de la souveraineté du pays, de son indépendance et du caractère public de ses institutions.

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