L’USM aura été la plus régulière, la plus complémentaire avec des individualités qui font la différence. Du côté du CA, ce fut une simple «humiliation».

Personne ne s’attendait à voir un écart de 43 points à l’issue de la finale USM-CA. Même pas les plus optimistes du public monastirien ou les plus pessimistes du public clubiste. Eh bien, ce fut une simple formalité, un match à sens unique et une finale dépassionnée. Ce sera la finale la plus déséquilibrée depuis très longtemps. C’était raté pour ceux qui croient que la finale de la Coupe n’obéit à aucune logique. Au contraire, c’était une forte et incontestable démonstration de la part d’une USM en plein élan et qui n’a rien lâché cette saison, devant un CA effacé, sans cœur ni jambes. On ne peut pas revenir au détail et analyser cette finale, car il n’y avait pas de match. L’USM, emmenée par son maître à jouer Amor Abada, a pris les choses en main dès le 2e quart-temps : Ben Romdhane, Selimène, Lahiani, Marnaoui, Arakji, Behouri et Majok avaient dominé en duel et en efficacité dans les tirs… Chouya, Maghrebi, Guizani ou Addami.

Le décalage en qualité individuelle était monstrueux, sans oublier les bons choix défensifs de Safouène Ferjani, entraîneur de l’USM. Bref, l’USM a dominé un CA absent et qui n’avait ni le cœur ni les solutions tactiques pour affronter une USM plus forte et plus ambitieuse.

La régularité…

Cette USM a raflé son second doublé de suite, ce qui veut dire que l’équipe de Safouène Ferjani a marqué son territoire. Elle confirme le cycle déclenché depuis deux ans en succession à son ex-rival, l’ESRadès. Une équipe qui a envie de gagner, qui ne se lasse pas, qui compte sur un effectif de rêve, mais efficace. Contrairement à Ezzahra par exemple, l’USM compte sur des joueurs plus forts mentalement, et sur un cachet de jeu qui lui permet de l’emporter même dans un jour sans. Des moyens importants ont été mis à Monastir, un entraîneur intelligent en la personne de Safouène Ferjani qui peut être fier de son travail et de ses idées de jeu transmises aux joueurs. L’USM en a terminé avec la scène locale où elle a la mainmise, et vise maintenant la scène africaine. Jouer les premiers rôles en Coupe d’Afrique des clubs, tel est le défi majeur pour cette équipe d’internationaux. L’Afrique n’est pas le championnat tunisien, mais une chose est sûre, avec un effectif aussi riche, avec un entraîneur de qualité et des atouts divers et certains, l’USM reste une équipe solide et redoutable. En plein élan, l’USM n’a pas envie de marquer le pas !

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