Les opérations de contrôle effectuées par les différentes directions centrales et régionales relevant du ministère du Commerce et du Développement des exportations au cours de la 22e journée du mois de Ramadan (mardi 4 mai 2021) ont permis d’enregistrer plusieurs infractions de la part des commerçants.

3.516 visites de contrôle ont été effectuées dont 2.567 dans les circuits de vente au détail et 949 dans les unités de production et de stockage et le trafic à travers les routes. Les équipes de contrôle ont pu relever 503 infractions économiques dont 442 dans les circuits de vente au détail et 61 dans les différents circuits.

Pour ce qui est des fruits et légumes, on a enregistré 109 infractions contre 175 infractions dans les produits alimentaires, 42  dans le secteur de l’aviculture, 17 dans les viandes et les poissons, 74 dans les pâtisseries et 86 infractions dans les autres secteurs. Il s’est avéré que 108 infractions ont trait à des pratiques spéculatives dont 104 concernent la hausse des prix et 4 relatives au refus de vente, la dissimulation de marchandises et la vente conditionnée.

Défaut d’affichage des prix

On a enregistré, de même, 346 infractions relatives au manque de transparence des transactions dont 142 concernent le défaut d’affichage des prix, 126 la facturation et la source d’approvisionnement et 78 la métrologie. Les équipes de contrôle ont épinglé, dans la foulée, des commerçants (10 infractions) qui ont mal utilisé les produits compensés dont 4 ont orienté ces produits vers des utilisations illégales et 6 ont commercialisé ces produits compensés de façon illicite.  Par ailleurs, 18 infractions ont concerné la qualité et la sécurité et 21 d’autres domaines. Des quantités de produits, objet de contraventions liées aux prix et à la compensation, ont été saisies. Elles concernent 9.238 litres d’huile végétale compensée, 270 boîtes de tabac.  Ainsi, le résultat total des infractions depuis le début du mois de Ramadan est de l’ordre de 11.073 suite à 73.770 visites effectuées. Le mois de Ramadan, qui est censé être un mois de piété, connaît plusieurs pratiques douteuses qui portent atteinte au pouvoir d’achat des consommateurs. Les commerçants devraient respecter la réglementation en vigueur relative à la transparence des transactions, à l’affichage des prix et à la présentation des factures pour éviter les procès-verbaux établis par les équipes de contrôle économique, dont le travail ne se limite pas au mois saint, mais se poursuit durant toute l’année dans le cadre de l’assainissement des circuits de vente et de distribution et la protection des consommateurs.

  

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