Des responsables universitaires ont déposé des plaintes administratives auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que des plaintes en justice contre des enseignants universitaires en grève qui ont tenté de perturber le bon déroulement des examens, a indiqué hier Slim Khalbouss, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Dans une déclaration à l’agence TAP, Khalbouss a souligné que le ministère a reçu plusieurs signalements de la part de responsables de différents établissements universitaires mentionnant qu’ils ont été victimes de harcèlement et de pressions exercées par des enseignants en grève adhérents à l’Union des enseignants universitaires et chercheurs tunisiens (Ijaba).

D’après le ministre, les enseignants grévistes ont tenté d’empêcher leurs collègues de permettre aux étudiants de passer les examens, ce qui constitue, selon lui, une transgression de la déontologie de l’action syndicale.

Khalbouss a estimé que la suspension du sit-in par Ijaba n’est pas un événement en lui-même.

«L’essentiel c’est que les étudiants puissent passer leurs examens dans de bonnes conditions sauf que plusieurs perturbations ont été constatées dans différents établissements universitaires et c’est complètement intolérable», a-t-il dit.

Le ministre a ajouté que des avocats ont été chargés par le département pour assister les responsables des établissements universitaires afin qu’ils puissent déposer leurs plaintes auprès de la justice vu que le bon déroulement des examens dans leurs établissements relève de leur responsabilité.

Khalbouss a signalé que la majorité des examens se déroulent dans les délais impartis et dans des conditions normales, faisant remarquer que toute personne qui tente de perturber le bon déroulement des épreuves sera sanctionnée par la loi surtout que le ministère a levé le gel des salaires des enseignants en grève et poursuit actuellement le dialogue avec la partie syndicale.

A noter que Ijaba avait publié le 27 mai un communiqué dans lequel elle a annoncé la levée du sit-in observé depuis plus de deux mois (62 jours) devant le siège du ministère de tutelle et ce, après le versement de tous les salaires gelés depuis trois mois. L’Union des enseignants universitaires et chercheurs tunisiens avait, toutefois, souligné que la grève se poursuivra jusqu’à l’application de l’accord du 7 juin 2018, appelant toutes les parties concernées à soutenir ce mouvement de protestation dans tous les établissements universitaires visant à revaloriser le rôle de l’université publique et à protéger la dignité de l’enseignant.

Par ailleurs, la partie syndicale a appelé le ministère de tutelle à relancer des négociations sérieuses et dans les plus brefs délais pour mettre en application l’accord convenu entre les deux parties et le publier dans le Journal officiel de la République tunisienne afin de réussir l’année universitaire. (TAP)

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