UN soi-disant document « fuité » de la Présidence de la République sans en-tête, sans cachet ni signature et adressé à la ministre chef de cabinet du Chef de l’Etat, évoquant un terrible scénario de la mise en œuvre de l’article 80 de la Constitution, a été à la base de la rédaction d’un article sur le site « Middle East Eye ». 

L’auteur de l’article stipule que c’est une source « proche » du Président de la République qui lui a remis ce document pour ensuite fonder son récit rocambolesque sur la base des faits qui y sont énoncés. Séquestration du président de l’ARP et du chef du gouvernement au palais de Carthage, arrestation d’hommes d’affaires, mise en résidence surveillée par des unités mixtes composées de militaires et d’éléments de la garde présidentielle, interdiction de voyage aux députés, réquisition de hauts responsables, changement à la tête des institutions névralgiques en plus de quelques mesures sociales pour résorber la grogne populaire pouvant résulter de cette action. Encore un délire qui n’a ni queue ni tête qui vient alimenter de nouveau un autre débat stérile. La cible est encore une fois Nadia Akecha, cheffe de cabinet présidentiel, et les proches conseillers du Président de la République. Après avoir fait le tour des techniques d’interception téléphoniques et de déchiffrement des communications cryptées, voilà qu’on recourt à la divulgation de faux documents. L’objectif est de discréditer le Chef de l’Etat auprès des Tunisiens et de saper sa cote de popularité. Mais il s’agit aussi de semer le doute au palais de Carthage quant à la loyauté de certains de ses collaborateurs. Enfin, il est clair qu’on cherche à pousser Saïed à dévier de son droit de réserve pour parler et à vider son sac sur la masse des informations sécuritaires dont il dispose et auxquelles il a à maintes fois fait allusion. Prêcher le faux pour avoir le vrai est en somme la méthode classique de déstabilisation des services secrets étrangers qui viennent prêter main-forte aux adversaires du Président, et ils sont nombreux, pour faire vaciller ce qui reste des institutions républicaines. Certes, le pays vit une crise multiple, économique, sociale et politique. Mais la solution demeure interne. Car la hantise d’un coup d’Etat n’est que sur les lèvres de ceux qui sont prêts à tout pour continuer à faire main basse sur le pays. Ceux qui veulent que la présidence soit un simple poste honorifique et non politique. Et l’article 80 qu’ils évoquent avec des trémolos dans la voix a été inscrit dans la Constitution qu’ils ont eux-mêmes rédigée. Cet article prévoit son activation en cas de péril imminent sur la sécurité du pays. Alors si on veut éviter l’activation de cet article qui mettrait en danger la démocratie, rien ne sert de manigancer contre son propre pays. Sinon ils ne feront que rendre la menace plus persistante et le danger réel. Occupons-nous de nos soucis réels qui tracassent les citoyens et tout rentrera dans l’ordre sans dommages collatéraux.

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