En plein confinement, éducation à distance, remise des aides financières en ligne, ainsi que d’autres prestations administratives ont fait défaut. De quelle digitalisation parle-t-on ? 

Depuis le fameux SMSI, tenu sous nos cieux en 2005, on n’a pas fini de vanter nos acquis Internet et numérisation, sans ne rien voir venir jusque-là. Et la crise pandémique, dont nous subissons encore les contrecoups à plusieurs niveaux, a remis en question un rythme technologique assez limité. En plein confinement, éducation à distance, remise des aides financières en ligne, ainsi que d’autres prestations administratives ont visiblement fait défaut.  Cela étant, l’Etat n’a pas, semble-t-il, réussi sa digitalisation. Et ce, malgré des initiatives louables visant à tirer ce secteur vers le haut, en s’inspirant des exemples internationaux.

Justement, l’organisation de « Tunisian Digital Summit» (TDS), d’ici à la semaine prochaine, les 2 et 3 juin à Tunis, s’inscrit dans le droit fil de faire de ce pays un vivier du savoir et des compétences en la matière. Ce sommet, aujourd’hui à 5e édition, aura choisi, cette année, pour thème « Les défis de la transformation digitale post- Covid ». C’est ce qu’a annoncé, hier, son chef d’orchestre, Skander Haddar, lors d’une conférence de presse préparatoire, au cours de laquelle il a présenté aux médias les tenants et les aboutissants de cet évènement. Ainsi, ce dernier demeure, alors, un rendez-vous annuel auquel s’invite un aréopage d’experts d’ici et d’outre-mer. Placée sous l’égide du ministère des Technologies de la Communication et inaugurée par le Chef du gouvernement, cette édition, indique-t-il, se déroulera en format hybride, soit en mode à la fois présentiel et virtuel, et verra la participation d’environ 2.000 personnes. Sont également attendus une trentaine de start-up, quelque 50 exposants innovants, développeurs de nouvelles solutions technologiques, mais aussi un nombre important de visiteurs en ligne et sur le tas. 

Encourager les jeunes talents

Il y aura aussi plus de 50 conférences et conférenciers qui vont se pencher sur l’avenir du secteur, à la lumière des avancées mondiales réalisées, ces dernières années (mobile, intelligence artificielle, robotique, Big data, cloud, cybersécurité, expérience client..). Autant d’innovations émergentes qui ébranlèrent l’économie du savoir. « En Tunisie, ces défis de la digitalisation, objet de ladite édition, sont bel et bien un thème porteur au vu des mutations technologiques et organisationnelles dictées par le Covid-19 », évoque M. Haddar, soulignant qu’il a, pourtant, pas mal de projets numériques qui avancent à un rythme soutenu. Mais, comment faire pour maintenir un tel rythme évolutif ?, s’interroge-t-il, misant sur l’encouragement de nos jeunes talents, à même de les aider à créer leurs propres start-up. D’ailleurs, un Hackathon aura lieu, par la même occasion, en guise de concours numérique basé sur le développement des idées créatives et innovantes autour d’une thématique problématique bien définie. D’où, le meilleur projet sera primé.

Un éventail de sujets

Au programme, un large éventail de sujets et de questions à aborder pendant deux jours de partage et d’échange interactif, dans le cadre d’un partenariat public-privé. En fait, « livrer au rythme », « rôle du secteur financier post-Covid au secours de l’économie digitale », « inclusion financière et monnaie numérique », « challenge des banques de demain », « intelligence artificielle », et bien d’autres enjeux à gagner à l’heure du numérique. Selon lui, le choix de ces différents thèmes n’est, certes, pas fortuit. Il vise à alimenter la réflexion sur les défis de la digitalisation. A l’en croire, le débat sera autant riche qu’enrichissant.

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Charger plus par Kamel FERCHICHI
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