Malgré les aléas d’une conjoncture difficile et incertaine aux plans national et international, la France demeure un partenaire stratégique de la Tunisie. En témoignent les flux d’IDE de la France vers la Tunisie en 2020 qui la placent en première position bien avant l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni.

La France demeure, en effet, le premier partenaire économique de la Tunisie. Elle reste le premier investisseur en stock et est traditionnellement le premier investisseur en flux (hors énergie). La France est, en outre, le premier partenaire commercial de la Tunisie, son deuxième fournisseur (avec une part de marché de 16%) et son premier client (30% des exportations tunisiennes). La Tunisie représente environ 0,9% des exportations et 0,8% des importations françaises, ce qui la place au 23e rang de ses clients et au 24e de ses fournisseurs.

Les entreprises françaises : un levier de croissance

Les entreprises françaises implantées en Tunisie sont devenues un levier de croissance important. La Tunisie offre un potentiel important pour les investisseurs français à la recherche d’opportunités d’affaires, de partenariat pour renforcer leur compétitivité ou s’introduire dans de nouveaux marchés, que ce soit en Afrique ou dans le Maghreb.

Que ce soit pour s’implanter, faire des investissements, explorer le marché tunisien, examiner les possibilités du partenariat, la Tunisie dispose d’un cadre réglementaire adéquat, notamment d’une nouvelle loi qui encourage l’investissement, d’une loi qui favorise le lancement de projets dans le cadre du partenariat public/privé, de nouveaux programmes…

En termes de valeur, le flux des IDE français s’est élevé à 462,4 Mtnd (145 millions d’euros), soit plus de 38,% du total des IDE hors énergie. Le nombre de projets français réalisés en 2020 a atteint 193 (dont 9 dans le domaine de l’agriculture, 171 dans l’industrie et 11 dans le secteur des services) favorisant la création de 3.944 emplois, dont 545 dans le cadre de projets de création et le reste dans le cadre de projets d’extension.

Mieux se situer dans les radars des opérateurs français 

En dépit d’un contexte difficile lié au covid-19, la Tunisie est persuadée qu’il existe encore un grand travail et un chemin à accomplir ensemble pour raffermir la coopération et le partenariat tuniso-français dans de nombreux domaines.

La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (Ctfci), qui s’est constamment déployée pour promouvoir ce partenariat exceptionnel, « est plus que jamais résolue à poursuivre cette aventure commune pour qu’opérateurs français et tunisiens parviennent à créer de nouvelles synergies créatrices d’opportunités qui leur permettent ensemble de trouver les pistes de la réussite et de la compétitivité », précise Foued Lakhoua, président de la Ctfci.

Et d’ajouter : «Ce partenariat a été l’œuvre de femmes et d’hommes qui ont mis à profit les moyens et leur intelligence pour créer de nouvelles richesses, innover, créer des emplois et contribuer significativement à enrichir le tissu économique des deux pays qui a pu être en phase avec les grandes mutations que connaît l’économie mondiale».

Aujourd’hui, le pays attend à ce que ce partenariat exemplaire gagne en profondeur  et en consistance. « La période post-covid promet de nouvelles opportunités, notamment en matière de relocalisation. La Tunisie, de par sa position géographique  et ses autres atouts, pourrait légitimement mieux se situer dans les radars des opérateurs français pour créer encore plus de valeurs et de richesses ».

D’après Lakhoua, les entrepreneurs tunisiens et français pourraient dans le contexte actuel fédérer leurs efforts pour aborder dans une démarche commune des marchés extérieurs, notamment le marché libyen, et profiter ensemble des grandes opportunités qu’offre la reconstruction de ce pays dans plusieurs domaines.

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