Nul ne pourrait douter des relations bilatérales très denses et historiques entre la France et la Tunisie. Les liens qui nous unissent sont forts et résilients. Pour aller encore plus loin, les deux pays sont toujours prêts à co-investir et  créer de la valeur ajoutée, en axant leur partenariat sur leur complémentarité et synergie.

Les aléas de la conjoncture n’ont jamais altéré les relations tuniso-françaises toujours aussi exceptionnelles et privilégiées. Premier partenaire économique de la Tunisie, premier investisseur et premier marché d’exportation, la France montre souvent des dispositions particulières pour renforcer son partenariat avec la Tunisie.

La dernière visite du Premier ministre français Jean Castex en Tunisie marque l’intérêt accordé des deux côtés de conférer à ces relations une dimension stratégique. Lors de cette visite, Castex s’est engagé à «accompagner les réformes entreprises par les autorités tunisiennes qui visent à accroître son attractivité et à améliorer le climat des affaires», et à donner un souffle nouveau à la coopération économique tuniso-française. « Ces réformes sont importantes pour la Tunisie, pour le peuple tunisien et pour le partenariat franco-tunisien», a souligné le chef du gouvernement français, insistant sur les liens privilégiés entre les deux pays, la France étant le premier partenaire commercial de la Tunisie. Il était aussi question de booster les échanges économiques, notamment à travers la mise en place d’un cadre des affaires favorable à la promotion des investissements.

En marge de cette visite et dans le cadre de la tenue du Haut conseil de coopération franco-tunisien, les deux parties ont signé six conventions de coopération visant à donner une nouvelle impulsion au partenariat bilatéral représentant au total 910 MD (284 millions d’euros). Des accords conclus dans les domaines du transport maritime, de la prévention des catastrophes naturelles, du dessalement de l’eau de mer, de l’agriculture, du commerce et du numérique.

Cette visite vient à point nommé réaffirmer le degré d’engagement réciproque dans plusieurs domaines dont notamment les domaines économique, financier, culturel, du numérique et de l’enseignement supérieur.

Malgré les soubresauts d’une conjoncture incertaine, les pressions économiques et la persistance des tensions sociales et des défis sécuritaires, la Tunisie reste créditée d’un préjugé favorable. Elle est perçue comme l’exemple d’une transition démocratique réussie, un pays qui inspire confiance. D’où  la volonté de la France de l’aider à accroître son intégration dans les chaînes de valeurs européennes, d’autant que notre pays jouit, selon Castex, de plusieurs atouts dont sa proximité avec l’Europe, sa jeunesse créative, outre la langue et les valeurs partagées avec son pays. De même, «la France ne ménagera aucun effort pour soutenir la Tunisie dans sa politique de réforme, tout en veillant à respecter sa souveraineté», ajoute-t-il.

Avec près de 1.400 entreprises employant plus de 150 mille personnes, la France reste le premier investisseur étranger en Tunisie. Les Premier ministre français a exhorté les investisseurs tunisiens à choisir la France afin de lancer et développer leurs projets, sachant que la Tunisie a été le premier investisseur africain en France en 2020.

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