Les premiers SMS ont été envoyés hier quelques secondes après 9 heures du matin. Les youyous ont, alors, résonné dans plusieurs foyers pour fêter la réussite d’un(e) lauréat(e) à l’examen du Bac.

Cette année peut être qualifiée d’exceptionnelle. A plus d’un titre. Il y a, faut-il le souligner, la situation sanitaire qui perdure et les conditions dans lesquelles les élèves ont étudié, préparé et passé cet examen national. 

Les résultats, aussi, sont exceptionnels selon les responsables du ministère dont le ministre Fethi Sellaouti et le directeur général des examens, Amor Ouelbani.

Taux de présence de 93.92 %

Les chiffres annoncés sont, en effet, largement positifs en comparaison avec ceux des années précédentes. Le taux de réussite global a atteint 44.3 % contre 27.73 % l’année dernière et environ 31 % et 29 % respectivement en 2019 et 2018.

Mais on sait que ce taux de réussite national englobe les résultats des candidats issus des établissements privés et des candidats libres. Sur ce plan, on a enregistré un taux de réussite de 13,6 % pour le secteur privé avec 2.532 admis et 5,26 % pour les candidats libres soit 329 admis.

Il faut dire que le nombre de candidats présents n’était, en fait, que de 137.274 alors que les inscrits étaient de 146.158. La baisse est, donc, de 8.884 candidats. Le taux d’absentéisme était plus important chez les candidats à titre individuel. Ceux qui se sont présentés n’étaient que près de 6.000 contre 11.299 inscrits. En tout cas, le taux de présence a atteint près de 93.92 %.

Si on observe bien les statistiques, force est de constater que le palmarès n’a pas trop changé puisque, en gros, ce sont les mêmes sections qui occupent les mêmes rangs. Abstraction faite de la section «Sport» qui enregistre le taux de réussite le plus élevé avec 67.89 %, c’est la section Math qui se place en tête. Avec 62.05 % elle devance  la section Sciences expérimentales» qui récolte 52.93 %. La section «Sciences techniques» suit avec un taux de 50.59 %. Viennent, ensuite, la section «Sciences informatiques» et la section Economie et gestion avec, respectivement, 45.08 % et 41.12 %.

A vrai dire, le taux de réussite général cache le taux de réussite effectif enregistré au niveau des établissements publics. Sur les 114.000 candidats inscrits dans les établissements publics, seulement 112.000 environ ont passé les épreuves. Le taux de réussite était de 51.56 % (contre le taux global de 44.30 %).

Le Nord-Ouest vole la vedette

L’autre constatation à faire concerne les lauréats au niveau national. C’est ainsi que l’on a la première lauréate qui vient du lycée pilote de Jendouba. Elle a une moyenne de 20/20. En section Lettres, c’est son camarade de Ghardimaou qui a obtenu la meilleure moyenne au niveau national, soit 16.81.

De ce fait, le Nord-Ouest, et plus précisément le gouvernorat de Jendouba, donne la preuve qu’il a des ressources et un potentiel à faire valoir même si le classement ne les favorise pas. Avec la dernière place (26e) et 35.70 % de taux de réussite, ce gouvernorat peut, quand même, s’enorgueillir de voler la vedette au plan de l’excellence.

Bien sûr, il ne faut pas oublier que le gouvernorat du Kef est venu prêter main-forte à son voisin (le gouvernorat de Jendouba) avec un autre lauréat dans la section Sciences expérimentales. C’est un élève du lycée pilote du Kef qui est parvenu à décrocher une moyenne de 19.97 / 20. Du coup, ce sont les trois premiers lauréats nationaux (sur les cinq annoncés par le ministère) qui honorent la région du Nord-Ouest.

En fin de compte, on peut affirmer que cette première étape a constitué un grand défi mais que le ministère de l’Education et plus particulièrement la direction générale des examens a réussi à relever avec brio.

La seconde étape n’en est pas pour autant moins harassante. Il reste, en effet, 38.693 ajournés (28.19 %) qui devront tenter une seconde fois leur chance dans la période allant du 6 au 9 juillet.

On terminera, par ailleurs, avec cette dernière statistique qui illustre l’extrême vigilance des cadres de l’éducation qui ont supervisé l’opération. Si au cours de l’année dernière et pour la session principale uniquement, on avait enregistré 1.357 cas de fraude, cette session n’en a enregistré que 851.

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