Le Baryton tunisien Haythem Hadhiri se produira parmi une pléiade d’artistes de divers pays dans deux concerts programmés les 26 et le 27 juillet dans des espaces culturels de la ville italienne de Bologne.
Ces concerts qui auront lieu respectivement à la Fondazione Zucchelli et sale Biagi Quartiere Santo Stefano, sont organisés au terme d’un grand Masterclass réunissant les plus grands noms du monde lyrique qui s’est déroulé du 12 au 25 juillet 2021, à l’initiative de Bologna International Opera Academy.

Contacté en ligne par l’agence Tap, le Baryton a déclaré que  » ces deux concerts regroupent plusieurs chanteurs avec au programme un répertoire exclusivement lyrique (Tchaikovsky, Verdi et Mozart..).  »
L’Académie internationale d’opéra de Bologne organise chaque année un grand Masterclass dirigé par de grands Maestros et coachs reconnus à l’échelle Mondiale. Les participants sont soit des artistes professionnels, soit en début de carrière ou en fin de processus de formation.

Pour cette année, Haythem Hadhiri a été sélectionné à ce masterclass parmi 24 participants retenus parmi une liste de plus de 300 candidats du monde entier.

Le Masterclass est organisé au musée de la musique et au conservatoire national de Bologne Giovanni Batista Martini. De grands noms du monde lyrique comme Donizetti et Rossini avaient suivi des cours dans ce musée, autrefois un couvent, qui est un des lieux les plus prestigieux et emblématiques de la Rossa (la Rouge), l’un des surnoms de la ville de Bologne.

Les participants ont été encadrés par des professionnels comme Danielle Orlando (pianiste américaine), Nicoletta Conti (maître de chant, pianiste et chef d’orchestre), Guenko Guechev (Bass et professeur de chant bulgare), Luis Ledesma (célèbre Baryton mexicain), Stefano Viziola (metteur en scène, directeur artistique de l’opéra de Piz et celui de Liège), Svetla Vassileva (soprano), et Leone Maggiera (chef d’orchestre et pianiste).

Même si étant un habitué des grands théâtres européens, cette expérience a offert au Baryton tunisien une chance pour renouer et « voir les véritables productions d’opéra, dans de véritables théâtres et salles de concerts ».

« Comme son nom l’indique, le Masterclass ou classe de Maître, est très important pour un artiste « , assure le Baryton. Il permet  » de découvrir de nouvelles approches avec de grands coachs, de travailler sur d’autres interprétations scéniques et vocales et de s’approfondir dans l’art de l’acteur (tel était le cas dans ce Masterclass sur la Méthode du russe Stanislavsky) ».
Ce rendez-vous permet aussi  » le perfectionnement des techniques vocales dont tout chanteur a besoin même les plus grands, en témoigne la présence de Maestro Leone Maggiera qui était le coach de Pavarotti et Mirella Freni « .

Ce genre de Masterclass est  » une occasion de rencontrer des personnalités importantes dans le monde lyrique, se faire connaître d’avantage et connaître de nouveaux chanteurs et chanteuses qui viennent des quatre coins du globe « .

Le Baryton ne cache pas sa fierté d’avoir intégré un monde artistique assez privilégié et  » un milieu de travail sain où l’on respecte l’art et les artistes « . Il s’est félicité des bonnes conditions dans lesquelles s’est déroulé le masterclass et les répétitions en compagnie de « vrais professionnels dont des pianistes, accompagnateurs spécialiste en opéra, des maîtres de chant.. « .

Son voyage artistique en Italie, constitue  » la première reprise en Europe après la pandémie de la covid 19 …éventuellement la reprise a un goût spécial surtout après plusieurs mois d’arrêt », confie Hadhiri.

En ces temps moroses et de suspension de la vie culturelle en Tunisie, l’artiste rappelle que son retour au monde des spectacles depuis le début de la crise sanitaire date de quelques mois auparavant. « La première reprise était à l’occasion du festival de « Hammamet fait son opéra, j’ai présenté un récital avec la soprano Amina Baklouti et le pianiste Ilyes Blagui ».

Se montrant un peu sceptique sur l’état des lieux actuel de la culture dans le pays, Haythem Hadhiri dit  » je garde espoir que les choses changeront.. quoique le problème dépasse de loin la pandémie qui a paralysé complètement ce qui restait du secteur « .

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