Les décisions prises par le président de la République, Kaïs Saïed manquent de clarté en ce qui concerne les prochaines mesures à entreprendre à court terme, a indiqué à l’agence TAP, l’économiste, Abdeljelil Bedoui, ajoutant que « ces décisions ont été motivées par la volonté de sauver le pays face à une classe politique irresponsable ».

Et d’enchaîner « le président de la République ne pouvait pas rester inactif face à la détérioration de l’économie et à l’effondrement du système sanitaire, mais il aurait fallu que les annonces faites dimanche 25 juillet 2021, soient accompagnées par une annonce des grandes lignes des mesures à entreprendre pour redresser la situation économique, financière et sanitaire ».

Bedoui a, en outre, indiqué « qu’il faut mettre en place un plan d’action clair qui définit les priorités, les mécanismes et les moyens à mobiliser durant la prochaine période (réforme fiscale, renforcement de lutte contre la corruption, confiscation des biens des corrompus…) ».

Il a, par ailleurs, souligné que le flou qui règne sur ce processus pèsera lourd sur les acteurs économiques et prolongera la situation d’attentisme dans laquelle ils se trouvent, bloquant ainsi toute possibilité de reprise de l’investissement.

Il a estimé que « l’absence d’un programme clair visant à stopper l’hémorragie des indicateurs économiques pourrait faire basculer la notation du pays vers la classe « ?C? ». Lequel scénario imposerait à la Tunisie un passage par le Club de Paris qui lui dicterait des politiques d’austérité de nature à saper tous les acquis sociaux dans le pays ».

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