Les unités de la police judiciaire d’El Gorjani ont arrêté, samedi, le député Maher Zid (Coalition Al-Karama) et ce, en vertu d’une commission rogatoire militaire.

Le député s’était barricadé, depuis ce matin, dans la salle des avocats du Tribunal de première instance de La Manouba, en présence de plus de 15 avocats.

Son avocate Faouzia Khedher a déclaré à l’agence TAP que « le ministère public a ordonné sa libération après présentation d’une ordonnance d’abandon de poursuite dans une affaire datant de 2018. Il a été surpris qu’une brigade de police vienne l’arrêter à nouveau « sans mandat d’amener et sans divulguer l’objet de son accusation ».

L’avocate a réclamé un procès équitable et les raisons de son arrestation une nouvelle fois.

De son côté, une source policière a indiqué que la police judiciaire d’El Gorjani s’est présentée au tribunal pour arrêter le député en question au sujet de « l’incident de l’Aéroport Tunis-Carthage », en mars dernier, et l’incitation contre des agents de sécurité. Une affaire déposée par le Syndicat national des forces de sécurité intérieure et actuellement examinée par la justice militaire.

Pour sa part, le procureur de la République du Tribunal de première instance de La Manouba, Mongi Boulares, a déclaré à la TAP que le ministère public a décidé de laisser Zid en liberté après qu’il ait fait appel.
« Il est aujourd’hui déféré pour un jugement rendu à son encontre, depuis mars 2018, de deux ans de prison pour outrage à un fonctionnaire, commission d’un acte condamnable contre le chef de l’Etat, attribution de faits illégaux à un agent public lié à sa fonction et diffamation à travers les réseaux sociaux ».

Les unités de la police judiciaire de Sidi Hassine, à Sijoumi, a interpellé, vendredi soir, le député Maher Zid après la publication d’un mandat de perquisition à son encontre par le Tribunal de première instance de La Manouba.

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