Son départ prématuré fut un choc pour tous, et vendredi dernier, ses amis, collègues et cercle rapproché ont tenu à lui rendre hommage et célébrer dans un recueillement et un amour inconditionnel le 40e jour de son départ.


Tous les gens de théâtre le connaissent et voient en lui l’exemple de l’artiste généreux, altruiste et bienveillant. Makram Nessib est parti tout récemment alors qu’il avait bien du chemin à faire encore. Membre du comité directeur des JTC, il a été pour cette édition en cours de réalisation et qui a subi tous les travers de la pandémie, un élément dynamique, fédérateur et une force de proposition. Son départ prématuré fut un choc pour tous, et vendredi dernier, ses amis, collègues et cercle rapproché ont tenu à lui rendre hommage et célébrer dans un recueillement et un amour inconditionnel le 40e jour de son départ.

Et c’est sous la tutelle du ministère des Affaires culturelles, l’établissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques, en coopération avec les Journées du Théâtre de Carthage, à la salle des Jeunes créateurs de la Cité de la culture, que s’est tenue cette rencontre à la mémoire de l’ami et artiste Makram Nessib en présence de quelques membres de la famille du défunt. Et l’évènement fut également diffusé en direct et suivi par tous ceux qui ne pouvaient pas être présents (covid oblige).

La cérémonie a débuté par la lecture du Saint Coran, récité par Cheikh Ahmed Jilmam, avant que Nissaf Ben Hafsia, directrice de la 21e session des Journées théâtrales de Carthage, ne monte sur scène pour partager sa douleur et faire l’éloge  de son ami : «Makram l’artiste instinctif, le comédien par excellence, le passionné de cinéma, le virulent syndicaliste, et le meilleur des compagnons de route». Par ces mots qui résument bien ce qu’est Makram Nessib pour tous ceux qui l’on connu.

Pour que la mémoire reste vive et que l’oubli n’atteigne pas les esprits, les amis de Makram ont tenu à réaliser une série de témoignages en son honneur. Des paroles douces, des larmes, de l’émotion lui ont été offerts en témoignage de l’amitié qu’ils ont partagée…«Makram Nessib, nous aimions tes manières douces, ton tact et ta sensibilité», se sont-ils tous accordé à dire.

Vers la fin de ce moment suspendu dans l’air, l’acteur Moez Hamza a invité M. Youssef Al-Achkham, directeur général de l’établissement national pour la promotion  des festivals et des manifestations culturelles et artistiques, et M. Mohammad Hadi Al-Jouini, coordinateur général de la Cité de la culture, pour un dernier hommage rendu à sa famille avant de quitter la scène pour la représentation de «Alice» récemment mise en scène par feu Makram Nessib.

Rappelons que Makram Nessib, originaire de la ville de Gafsa, a reçu une formation en droit et en cinéma, et a eu de nombreuses participations à des films et séries télévisées nationaux et internationaux, en plus d’une expérience importante dans la réalisation, le jeu et la production théâtrale. Makram a laissé un impact important sur la scène culturelle tunisienne, notamment au sein de la Compagnie du Théâtre de Gafsa, qu’il a fondée. Il a également assumé de nombreuses fonctions, dont la direction du Festival international de théâtre de Gafsa, un engagement syndical au sein du Syndicat national indépendant des professionnels des métiers de l’art dramatique. Il fut également membre du comité des journées théâtrales de Carthage.

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