Amine Ben Gamra, expert-comptable

«Vu l’état actuel de l’économie nationale et la crise sévissant sur le plan international, les sociétés tunisiennes ne pourront s’en sortir qu’en se focalisant sur la transparence et la mise en place de rapports de surveillance des risques quotidiennement pour surveiller surtout les tensions de liquidité, de solvabilité et surtout le risque de défaut de paiement. C’est pourquoi, aujourd’hui, faire une cartographie des risques et un scénario de stress test est crucial. Il faut établir une stratégie de communication efficace pour assurer le maintien de la confiance en interne et en externe et actualiser les projections financières selon le scénario « délinquance en augmentation ». Il faut aussi procéder à la conservation et au renforcement de capital pour faire face à une perte potentielle énorme et à l’identification de l’exposition au risque de crédit du portefeuille, selon les secteurs d’activité jugés à risque élevé, assurer un coussin de liquidité et faire un scénario de « stress test » en cas de crise de délinquance ».

Slim Besbès, ancien ministre des Finances

« La loi de finances doit comporter des mesures et un programme  pour surmonter la crise économique et relancer l’investissement. Nous aurions une loi de finances élaborée d’une manière formelle et provisoire, comme l’année dernière, puisque nous sommes dépourvus des moyens et des institutions pour l’élaborer et la discuter. J’estime que le pays ne sera pas en mesure de faire face aux obstacles et aux enjeux et devra faire avec les moyens existants. La loi de finances de 2019 a été élaborée par un gouvernement qui avait des ambitions électorales en 2019. C’est pour cette raison que les programmes suggérés n’étaient pas des programmes de sauvetage de l’économie  ou réformistes. Ils étaient juste des programmes visant la satisfaction de certaines parties politiques. Un document a été préparé suite à la formation du gouvernement de Habib Essid. Ce document comporte les grandes orientations stratégiques adoptées par l’Etat, le 15 septembre 2015, à côté d’un plan 2016-2020. Le problème est essentiellement lié à la mise en œuvre de ces programmes et non pas à leur teneur dans la mesure où leur concrétisation passe par un gouvernement homogène doté d’une volonté politique, et ce, nonobstant des résultats des élections. Les réformes et les changements exigent un minimum d’audace et de rigueur. L’Etat peut trouver des ressources pour rembourser ses dettes »

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