Le rendement des commissariats régionaux à l’éducation n’est pas du tout évident. Nous n’avons jamais cessé de le signaler depuis un certain temps.
Les responsables désignés à leur tête ne brillent pas par  leurs compétences.

On ne devait pas attendre le scandale du lycée de Carthage-Byrsa et les revirements de la commissaire à l’éducation de Tunis I en exercice, ou les récents scandales du CRE de Sidi Bouzid pour réagir. Il fallait passer à l’action depuis bien longtemps. Ce qui se passe dans tous les CRE du pays est, le moins qu’on puisse dire, qu’il n’honore pas le ministère.

Les prestations et services sont de piètre qualité. La communication avec les visiteurs est quasi inexistante. Sauf dans des cas isolés ou dans le cas où on bénéficie d’interventions. L’accueil des parents, voire des personnels de l’éducation, est on ne peut plus médiocre.

L’administration ne met pas à la disposition des visiteurs des vis-à-vis complètement affectés à l’accueil et à l’orientation des personnes qui se présentent pour exposer leurs préoccupations ou leurs problèmes. Dans le meilleur des cas, on fait marcher tout le monde avec les fameuses phrases «revenez demain» ou «le responsable n’est pas là».

Pis encore, le téléphone (plusieurs numéros) ne répond jamais !

On peut le vérifier, justement, avec le téléphone du CRE de Ben Arous. C’est là, aussi, que des parents ont porté plainte contre des agissements de plus en plus graves autour des établissements scolaires. L’exemple du collège Romana de Ben Arous est édifiant. Depuis la rentrée, des délinquants l’ont pris pour cible pour terroriser les élèves en les rackettant et en leur faisant subir des violences. Cet établissement et bien d’autres sont, ainsi, livrés à des bandes qui imposent un climat de crainte tant aux parents qu’aux élèves et aux enseignants.

L’administration des établissements scolaires est incapable, du fait de ses prérogatives, de trouver les solutions à ces dangers. Il n’y a que la police pour garantir un tant soit peu de sécurité autour des institutions d’enseignement. Une coordination est nécessaire pour assurer la quiétude de tout le monde. Des équipes sécuritaires mobiles sont urgentes. La présence des agents de sécurité ne doit pas être voyante car ces délinquants s’en méfieront. En effet, il est important d’agir par surprise. Mais notre travail ne consiste pas, ici, à montrer à la police comment elle doit faire. Tout ce que l’on demande c’est de renforcer la sécurité autour des établissements scolaires les plus à risque.

Sur un autre plan, nous réitérons notre demande au ministère de procéder à une grande évaluation du travail des commissaires régionaux et de prendre les mesures qui s’imposent contre ceux qui ne méritent pas de telles fonctions. Il y a trop d’accumulation des difficultés dans ces administrations. L’inefficacité, les blocages, l’incompétence sans parler de la corruption, dont des affaires ont été découvertes, sont le lot quotidien.

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