Une plateforme géospatiale visant à évaluer et à analyser des informations alimentaires, sera présentée pour la première fois, à l’occasion de l’atelier « AfriCultuReS », qui se tient à Tunis, du 2 au 3 décembre 2021, en mode hybride.

Cette plateforme, mise en place par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), en collaboration avec l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), dans le cadre du projet « AfriCuluRes », sera opérationnelle et accessible au public à partir de janvier 2022, a indiqué l’OSS.

Elle permet de répondre justement au besoin en informations précises et géolocalisées, issues de la télédétection, sur l’évolution et les rendements des récoltes et sur les prévisions de sécheresses.

De même, elle permet la visualisation interactive, l’interrogation des données et la génération d’informations (statistiques et graphiques) en rapport avec le secteur agricole tunisien et les domaines connexes, en offrant aux communautés universitaires et à la société civile la possibilité de valoriser les données publiques liées au secteur agricole, a -t-on précisé de même source.

L’agriculture tunisienne doit faire face à un certain nombre de risques et de défis en rapport notamment avec les changements et variabilités climatiques, bien que d’importants efforts soient déployés pour renforcer le potentiel de production céréalière, souligne l’OSS.

La céréaliculture, principal élément de consommation et important pourvoyeur d’emplois, est au centre de la société et du secteur agricole, qui constitue un pilier majeur de l’économie tunisienne.

Elle contribue à environ 10% du PIB et constitue la base pour atteindre les objectifs nationaux en matière de sécurité alimentaire, de création d’emplois, et de gestion des ressources naturelles.

L’atelier de présentation du projet AfriCultuReS est organisé par l’OSS, au profit des acteurs impliqués dans le secteur de l’agriculture dans les pays concernés à savoir : l’Afrique du Sud,l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, Mozambique, le Niger, la Rwanda et la Tunisie.

Environ 60 participants prennent part à cet atelier, financé par l’Union européenne (UE), et dont l’objectif essentiel est la présentation de cette plateforme géospatiale, et le rôle important qu’elle joue dans l’intégration des données qui permettent l’évaluation et l’analyse des informations alimentaires.

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