Environ 300 spécialistes en gynécologie, embryologie, génétique, médecine de la reproduction venant de Tunisie, d’Espagne, de France et d’Afrique ont pris part aux travaux du 7e congrès de l’Association tunisienne des médecins embryologistes (Atme) ayant pour thème «La préservation de la fertilité chez les femmes atteintes de cancer» et qui se tient à Sousse les 10 et 11 décembre 2021, dans un hôtel de la place à El Kantaoui. A l’issue  de ce congrès, le professeur Mounir Ajina, embryologiste, président de l’Atme et responsable du département de la biologie de la reproduction au CHU Farhat-Hached de Sousse, est revenu sur les travaux et les principales recommandations de ce congrès. Entretien

Quels sont les principaux axes des débats de ce congrès?

Tout d’abord, je tiens à signaler que nous avons repris avec joie nos activités médico-scientifiques, en particulier la prise en charge des couples infertiles après l’arrêt de plus d’un an  dû à la pandémie du covid-19. Ce congrès a permis de débattre de trois axes : la préservation de la fertilité chez la femme atteinte de cancer, les controverses en Assistance médicale à la procréation (AMP) et en embryologie et la prise en charge des cas particuliers en andrologie.

Quels sont les thèmes fortement débattus lors de ce congrès?  

Les thèmes fortement débattus ont touché en particulier  la procédure de prise en charge des embryons frais ou congelés. A ce sujet, le débat s’est focalisé sur la question d’opter pour le transfert des embryons frais ou de procéder à la congélation totale de l’embryon et de programmer un transfert ultérieur dans l’utérus de la femme infertile.

D’autres thèmes ont été débattus. Parmi lesquels, je cite  « la culture prolongée systématique des embryons (conçus par fécondation in vitro) et programmée pour des patientes infertiles», « les effets néfastes de la radiothérapie sur le tractus génital féminin et les gonades», « les moyens chirurgicaux permettant de préserver les gonades chez la femme cancéreuse en activité génitale et chez l’enfant impubère».

Quelles sont les principales recommandations de ce congrès?

Parmi les principales recommandations de ce congrès, je cite notamment : la nécessité de procéder à la culture prolongée systématique in vitro des embryons avant leur transfert dans l’utérus, la nécessité de prendre en charge les patientes neurologiques en Assistance médicale à la procréation (AMP) afin d’améliorer leur fertilité, et le screening génétique des embryons est une technique sophistiquée qui doit être appliquée dans nos laboratoires afin d’améliorer le taux de grossesse chez les patientes infertiles.

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