Les Aghlabides n’ont pas les moyens de leurs ambitions.

Chaque jour apporte son lot de déception pour les dirigeants de la Chabiba. Les responsables se trouvent dans l’obligation de payer des chèques et des factures hérités des anciens comités. Actuellement, les dirigeants de la JSK sont embarrassés. Ils doivent honorer leurs engagements avant d’espérer débloquer les comptes bancaires du club. Pour leur part, les supporters sont anxieux, vu qu’ils s’attendaient à des renforts au cours du mercato hivernal. Toutefois, le manque de moyens financiers a freiné l’action du président du club qiu voulait finaliser des recrutements pour les sections football et basketball.  En fait, la situation actuelle de la JSK est la conséquence d’un flou persistant. Il est à rappeler que, depuis plus d’une décennie, La Chabiba a perdu ses traditions de formation des jeunes pour renforcer les seniors ou les transférer par la suite avec une plus-value intéressante. En revanche, le club s’est orienté vers le recrutement de joueurs locaux ou étrangers qui ont coûté cher alors que ces derniers réclament ensuite leurs arriérés, comme ce fut le cas des David, Benjamin, Thomas ou des autochtones tels que Essifi, Bouchniba et l’entraineur Kadri. Ces dettes sont un handicap pour assurer la bonne marche du club cette saison en Ligue 2.

Former pour vendre

Une frange de supporters estime que la JSK doit s’investir dans la formation des jeunes pour retrouver ses traditions et éviter les recrutements onéreux. Pour sa part, le coach, en tant qu’entraîneur formateur, ne semble pas y adhérer avec force convictions. Et Othman Chehaibi d’expliquer : «Les conditions ont beaucoup changé. Par le passé, La Chabiba  possédait les moyens pour, à commencer par les terrains d’entraînement, les lieux d’hébergement et le budget. Actuellement, il y a pénurie de terrains d’entraînement vu l’état du terrain Ali Zouaoui (en chantier depuis des années). Le centre de formation n’a plus de ressources pour le recrutement d’entraîneurs expérimentés et spécialisés dans la formation des jeunes. C’est une réalité décevante pour un club de tradition comme la JSK. Il est impératif de retrouver une stratégie payante et lancer un projet pour l’avenir». Bref, La Chabiba a besoin de ses enfants pour rebondir et s’engager dans un projet de reconstruction.

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Charger plus par Mohamed Sahbi CHAFRA
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