Téléphone au volant, état d’ébriété, vitesse excessive, inattention, routes inadaptées, signalisations inexistantes et même conduite sans permis…Nous ne sommes jamais à l’abri d’un accident sur les routes, plus ou moins graves.


En 2020, l’Observatoire national de la sécurité routière a fait état de 732 décès et 4.891 blessés dans des accidents de la route. Mais en ce début d’année, ne parlons surtout pas de malheur. Imaginons qu’il s’agit d’un simple accident entre deux voitures (voire plus), sans pertes humaines. Alors pour éviter un accrochage physique qui viendrait s’ajouter à celui entre les véhicules, mieux vaut tout savoir sur le constat à l’amiable et comment le gérer au mieux, lorsque le mal est fait.

Une simple formalité ?

Le constat à l’amiable est le document principal qui fait foi auprès des assureurs. C’est lui, en effet, qui déterminera la décision qu’aura la compagnie d’assurance. Pour cette raison, remplir un constat n’est pas un acte anodin. Ce n’est en aucun cas une simple formalité. Il est donc important de s’assurer que le document a été rempli correctement par les deux parties.

N’ayez pas peur, le formulaire du constat à l’amiable ne porte pas la poisse. Veillez donc à en avoir dans votre voiture. Dans les sites des compagnies d’assurance, vous pouvez même trouver le document en version imprimable.

L’objectif du formulaire est de déterminer la responsabilité de chacun dans un accident. Il comporte un certain nombre de questions précises, auxquelles il est impératif de répondre de la manière la plus claire possible, sans sauter une question. Evidemment, il est important de s’assurer de l’exactitude  des informations fournies, notamment les numéros des contrats d’assurance et des plaques d’immatriculation.

Le croquis et les pièges à éviter

Autre détail important : le croquis qui permet à l’assureur d’avoir une meilleure idée sur les circonstances de l’accident. Pour davantage de clarté et dans le but de préserver les droits de chacun,  les automobilistes doivent éviter les ratures ou négliger la conformité de la description aux faits réels. En effet, être dans l’approximation peut vous coûter cher et surtout priver l’un ou l’autre conducteur d’un remboursement des réparations. En cas de doute, des experts peuvent détecter la non-conformité et remettre en question le récit des deux automobilistes.

Après la signature des documents par les deux conducteurs, une  copie devra être gardée par l’autre conducteur. Rapidement, après avoir bien rempli le document, il doit être déposé chez l’assureur dans un délai ne dépassant pas les 5 jours ouvrés.

Par ailleurs, si jamais il y a un désaccord quelconque, éviter de signer le document. La signature du document atteste de la véracité des informations  qui y sont inscrites.

Ensuite, toujours dans l’objectif de préserver vos droits, si l’accident en question implique plus qu’un véhicule, il faut remplir un constat avec chacun des conducteurs.

En cas de doute, n’hésitez pas non plus à prendre contact avec votre assureur pour avoir des informations précises.

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