• Tous les sujets sont publiés dans la demi-heure qui suit sur le site http://www.echoexam.edunet.tn
• Le Bac est aussi une affaire de chiffres. En plus des 130.000 candidats inscrits officiellement, il y aura environ 140.000 agents qui encadreront les différentes étapes du déroulement des examens, soit plus d’un agent pour chaque candidat

Le mois de juin n’est pas, seulement, le mois des moissons pour les agriculteurs. Il l’est, aussi, pour toutes les familles tunisiennes qui se mobilisent pour encadrer leurs enfants qui sont appelés à affronter les épreuves des trois étapes ponctuées par les examens de « Sixième », « Neuvième » et le Bac.

Tout le pays se met au rythme de ces événements importants. La tension, certes, est à son comble surtout pour nos candidats au Bac. Les 130.000 inscrits officiellement à cet examen ont, déjà, commencé leur marathon depuis le 12 juin 2019. Ils l’achèveront le 19 du même mois. Du moins pour la session principale.

Cette année, la détermination est grande pour que l’opération se déroule dans les meilleures conditions en dépit des différents couacs causés par la tension entre le syndicat du secondaire et le ministère et dont les élèves ont dû subir les conséquences durant les deux premiers trimestres. En tout cas, les autorités ont essayé de reprendre les choses en main pour assurer des conditions normales et organiser des examens qui soient le plus conformes aux acquis réels des élèves.

Le ministre de l’Education avait assuré, au cours de la conférence de presse du 11 juin, que tous les programmes avaient été achevés, particulièrement pour les élèves des classes terminales et que personne ne pourra se plaindre de cette question. De plus, les sujets porteront sur des chapitres qui ont été étudiés. Dans le même sens, des efforts ont été consentis par les enseignants qui ont organisé, de façon bénévole, des cours de soutien et de rattrapage en faveur de leurs élèves des classes terminales.

Le Cnte (Centre national des technologies en éducation) a mis, depuis le 3 juin,  à la disposition des candidats des « vidéo-leçons pour la révision du Bac ». La consultation est encore possible sur le lien www.revision.cnte.tn. Au moins 280.000 vues ont été enregistrées. Sur ce même site, les élèves de Sixième et de Neuvième peuvent trouver des cours sur les principales matières qui seront proposées dans les concours qui se dérouleront les 24, 25 et 26 juin pour la  « Neuvième» et 27, 28 et 29 juin pour le « Sixième ».

Des cours sont présentés par des enseignants dans toutes les spécialités. Ils sont toujours valables. De même, et dès le premier jour du Bac, le ministère a mis en ligne les sujets proposés,  quasiment immédiatement après le démarrage des épreuves (une demi-heure après, au moins). Tous les parents et les futurs candidats peuvent consulter les sujets qu’ils veulent sur le site: http://www.echoexam.edunet.tn/.

Rappelons, par ailleurs, que l’échéance du Bac est aussi une affaire de chiffres. En plus des 130.000 candidats inscrits officiellement, il y aura environ 140.000 agents qui encadreront les différentes étapes du déroulement des examens, soit plus d’un agent pour chaque candidat. Il est vrai qu’il y aura des défaillances, car les candidats qui se désisteront, à la dernière minute, pour diverses raisons, se compteront en milliers.

Toujours est-il que ceux qui se sont présentés pour cette édition du Bac représentent la base qui permettra de préparer un vivier propice à former nos élites futures. Il faut ajouter que chaque année, l’organisation des examens du Bac coûte cher pour le budget de l’Etat. De 19 milliards de millimes il y a 4 ou 5 ans, ce montant a atteint, actuellement, 25 milliards. On sait que la part des élèves (sous forme de timbres d’examen) ne dépasse pas les 4 milliards, selon le ministre de l’Education. L’Etat à lui seul y contribue à raison de 21 milliards. Ces dépenses concernent toute la logistique déployée pour mener à bon terme l’échéance nationale. Ceci sans parler du coût unitaire de scolarité de chaque élève. Ce coût ne cesse d’augmenter. En 2005, un élève du primaire revenait pour l’Etat à 697.6 dinars. En 2016, il revient à plus de 1.350 dinars. Au cycle préparatoire et secondaire il est passé de 873.6 à plus de 2.646 dinars.

82.000 professeurs pour la correction

Il y a lieu de parler de la correction des copies des examens. Au moins 82.000 professeurs seront affectés à cette tâche. La prime qui leur sera allouée a été doublée par rapport à l’année dernière. Le ministre de l’Education a, dans ce contexte, réaffirmé que ces primes seront servies aux bénéficiaires avant la fin du mois d’août prochain.

En outre, la mesure consistant à se passer des appareils de brouillage électroniques devrait permettre d’économiser d’importantes sommes d’argent et de redéployer les agents pour une meilleure efficience. D’autre part, l’introduction de l’envoi numérique des sujets a contribué, largement, à alléger ces dépenses grâce au non-recours aux déplacements des camions du ministère pour le transport. Tous les mois de juin, ces véhicules parcourent un million de km pour assurer le transport des sujets. Ceci a permis d’économiser des milliers de kilomètres et  beaucoup de carburant.

L’envoi des sujets par voie numérique, à lui seul, a dégagé un gain de 140.000 km effectués, auparavant, par les camions au cours de la deuxième quinzaine du mois de mai. En outre, la réduction de la consommation de papier est significative. Même si pour le bon déroulement des examens on continue à utiliser des feuilles pour les candidats. A ce titre, justement, on estime à 15 millions le nombre de feuilles qui seront distribuées aux candidats. Une nouveauté a été introduite cette année. Elle avait déjà été utilisée dès l’année dernière. Mais cette année elle a été étendue à toutes les matières notamment techniques ou scientifiques. Il s’agit de l’utilisation des couleurs pour les dessins, les schémas etc. C’est une façon de rendre plus clairs les sujets et faciliter la tâche aux élèves.

C’est ainsi que l’impression en couleur a intéressé l’éveil scientifique (concours de « Sixième »), les SVT (pour le Dfeeb général) en plus de l’éducation artistique (Bac). D’autres disciplines avaient commencé cette expérience depuis la dernière session du Bac (les SVT et la technologie).

Terminons par la dernière nouveauté qui consiste à obtenir le diplôme du Bac comportant une signature électronique (QR Code). Les candidats pourront, désormais, obtenir ces documents ainsi que les relevés de notes en six langues étrangères (français, anglais, italien, espagnol, allemand et russe).

Les élèves qui passeront le concours de «Sixième», eux aussi, pourront avoir un certificat national (pour la première fois) à leur demande. Ce document comprendra les notes et la moyenne du candidat.   

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