Un rappel d’abord. Ailleurs comme ici, partout, l’après-covid se décide maintenant. On ne se confine plus. On n’attend pas la fin de la pandémie. On se vaccine, on se prémunit. On vit avec, et c’est tout. Plein de regrets, bien sûr, que n’y a-t-on pensé avant ? Et pourquoi ces, quasiment, deux années de panique, d’hésitations, d’approximations, voire de fausses solutions ? Deux réponses. Le virus a surpris sans arrêt. Mais le pire a été la mauvaise gouvernance, augmentée de l’incompréhensible déni des anti-vaccins. Chez nous, la note a été si lourde (25 mille morts en un peu plus de six mois) que plus personne n’ose en parler.

Tout cela , Dieu merci, semble bien révolu aujourd’hui. L’après-covid ne se mesure pas par des chiffres, par le bilan qui précède, mais par ce qu’il réserve de possible , désormais. A court et moyen terme. Simplement, demain.

En Occident, dans les pays riches d’Asie, aucun problème réel. Les fonds existent. La reprise s’opère en tout ;comme si de rien n’était. De l’autre côté du monde, spécialement ici en Tunisie, là où, aux dégâts de la pandémie, s’ajoutent l’endettement et la pauvreté des moyens, «la pente» est bien difficile d’accès. La remontée devra être générale, collective et solidaire. Autrement, rien ne sera vraiment réparé.

Il faudra surtout procéder par le bon ordre. Ne pas commettre l’erreur, notamment fréquente chez nos élites, de favoriser le structurel sur l’urgent, lesdites «grandes questions» sur les toutes premières nécessités.

Ce que nous risquons, le plus pour l’heure, est une faillite de l’Etat. Des milliards dus, et des milliards qui manquent encore au Budget 2022 . Réussir nos négociations avec le FMI en décidera seul. Curieux que les attentions se reportent ailleurs. De grâce, Messieurs, il y a extrême urgence, il y a nécessité, il y a danger, la consultation numérique, la réforme de la justice, le «grand ménage» des marchés et des prix patienteront bien un petit mois.

N’oublions surtout pas que l’après-covid est décidé aujourd’hui à dessein… Pour ce qui en sera déduit, d’utile et d’efficace. Avant toute chose, pour espérer rattraper les déficits cumulés du pays.

Dans le bon ordre, veillons-y. Le virus est sous contrôle. 70% de la population sont vaccinés. Commençons par le basic, par remettre nos finances en l’état. La belle saison approche, arts et culture s’annoncent. Gardons espoir, le reste suivra.

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