La dernière rencontre n’a pas apporté des nouveautés, puisque les syndicalistes ont jugé que les autorités n’ont rien proposé qui réponde aux attentes des universitaires qu’ils sont censés représenter. Pour Ijaba, 30 heures de négociations n’ont abouti à aucune solution

Ijaba réaffirme, avec force, sa détermination à aller toujours vers une année blanche tout en appelant ses partisans à continuer leur mouvement et à ne rien céder avant d’avoir obtenu ce qu’ils cherchent

Plus les rounds de négociations entre le ministère de l’Enseignement supérieur et le syndicat «Ijaba» se multiplient, plus il s’avère que l’issue de la crise n’est pas pour demain. En effet, à chaque round, de nouvelles exigences apparaissent rendant la solution de plus en plus lointaine.

La dernière en date est celle qui demande au ministre de recruter 800 enseignants sur des besoins estimés, selon «Ijaba», à 1.170. Tout en maintenant la condition sine qua non qui consiste à publier d’ici avant la fin de ce mois les accords du 7 juin 2018 dans le Jort.

En dépit des séances de négociations tenues les 8, 10, 12 et 14 juin, l’Union des enseignants universitaires chercheurs tunisiens est demeurée inflexible. La dernière prévue hier, 17 juin, n’a pas eu lieu. Elle a été reportée par le ministère, suite à la publication la veille d’un communiqué par Ijaba. Les précédentes réunions n’ont pas apporté des nouveautés puisque les syndicalistes ont jugé que les autorités n’ont rien proposé qui réponde aux attentes des universitaires qu’ils sont censés représenter. Pour «Ijaba», 30 heures de négociations n’ont abouti à aucune solution.

Pourtant, un accord préalable avait été obtenu pour la reprise des pourparlers qui a consisté à mettre au point un échéancier des discussions, une méthodologie de travail et un planning détaillé à suivre.

Des propositions concrètes ont, d’ailleurs, été faites par le ministère. Celui-ci a suggéré de fixer les textes de loi nécessaires pour la promulgation du nouveau statut des enseignants chercheurs (grades, grille d’évaluation, critères de promotions…) ainsi que le texte relatif au passage du statut actuel au nouveau statut et un texte relatif aux répercussions financières.

Le ministère a proposé, aussi, la création d’une commission ministérielle tripartite regroupant le ministère de l’Enseignement supérieur, celui des Finances et celui de la Fonction publique. Ce qui aurait le mérite d’accélérer la publication des textes de loi.

Des dates limites pour ces actions seront observées par le ministère, particulièrement dans l’élaboration des textes avant la fin du mois d’août 2019 et leur publication dans le Jort avant fin décembre 2019. Des dates qui ont été, carrément, rejetées par «Ijaba».

Toutes ces mesures devraient faciliter la recherche d’une solution au blocage des examens par « Ijaba ». Le déblocage devrait intervenir avant ces échéances, car il serait insensé d’en arriver à une année blanche alors que tout a été balisé pour introduire les aménagements nécessaires.

L’engagement gouvernemental tient lieu de garantie et il ne faut pas lier la fin de la crise à la publication dans le Jort des termes de l’accord du 7 juin 2018. 

Déjà, et avant d’entamer le dernier round du 17 juin, « Ijaba » avait annoncé la couleur dans un communiqué publié dimanche 16 juin. Selon ce document, il s’agit de donner une ultime chance au gouvernement pour qu’il accepte les principales exigences qu’il a formulées. Parmi celles-ci on cite le report du projet d’unification des licences en attendant une concertation avec les structures pédagogiques et syndicales universitaires.

Un autre point concerne le fait de trancher, définitivement, la question des répercussions financières relatives à l’application du nouveau statut des universitaires.

C’est dans ce contexte que ce syndicat réaffirme, avec force, sa détermination à aller toujours vers une année blanche tout en appelant ses partisans à continuer leur mouvement et ne rien céder avant d’avoir obtenu ce qu’ils cherchent.   

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Un commentaire

  1. BEN SALEM Nidhal

    18/06/2019 à 13:20

    le MES a signé un accord avec IJAB daté, c’était le 07 juin 2018
    IJABA demande la publication au JORT, de cet accord (point à ligne)
    remarque :
    1) IJABA ne demande pas la mer à boire.
    2) l’année blanche c’est la responsabilité du MES.

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