La coordination des syndicats des magistrats a annoncé dimanche, la levée provisoire de la grève menée dans les tribunaux et institutions judiciaires du pays tout en maintenant la possibilité de reprendre cette grève en cas de non révision du décret-loi numéro 35 et du décret présidentiel 516 et la poursuite des violations contre le pouvoir judiciaire.

La coordination qui compte trois syndicats des magistrats a demandé la transmission des dossiers des juges révoqués au Conseil supérieur provisoire de la magistrature pour examen appelant ce conseil, en tant que garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, à assumer sa responsabilité historique et à adopter une position officielle, qui soit à la hauteur de la gravité de la situation actuelle.

Elle a également demandé du premier président du tribunal administratif d’accélérer l’examen des recours déposés contre la révocation des magistrats, dans le délai d’un mois prévu par la loi.

La coordination a réitéré son appel au pouvoir exécutif à engager des négociations en vue de trouver une solution à ce secteur en crise, appelant les magistrats à ne pas présenter leurs candidatures aux postes et fonctions restés inoccupés après la révocation de leurs collègues.

Le communiqué de la coordination a porté la signature du président du Syndicat des magistrats tunisiens, de la présidente de l’Union des magistrats administratifs, le président de l’union des magistrats de la cour des comptes.

Cependant, les signatures des représentants de l’Association des magistrats tunisiens, l’Association des magistrates tunisiennes et l’Association des jeunes magistrats membres de la « Coordination des structures judiciaires »n’ont pas figuré sur ce communiqué.

La décision de suspendre le travail dans les tribunaux et structures depuis le 6 juin a été prise par la coordination des structures judiciaires qui comptait 6 organisations en vue de protester contre le décret présidentiel 516 de 2022, relatif à la révocation de 57 juges et le décret loi numéro 35 portant amendement du décret numéro 11 de 2022 relatif à la création d’un Conseil supérieur provisoire de la magistrature.

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