Dans des déclarations médiatiques, le constitutionnaliste Amine Mahfoudh, membre de la commission consultative pour la nouvelle République a appelé ce dimanche 3 juillet 2022, le président de la République à réviser le projet de la nouvelle Constitution paru au JORT.

Mahfoudh a estimé que leur version est totalement différente de celle parue au JORT, faisant remarquer qu’il est toujours possible de se rattraper. Il a également souligné que la version publiée au JORT porte atteinte au prestige de l’État.

Intervenant, ce dimanche 3 juillet 2022 sur la radio « Shems FM », le constitutionnaliste  a expliqué que le nouveau texte de la nouvelle Constitution est antidémocratique. « Il y a des assurances pour la sécurité du texte qui ont été supprimées par le président de la République. Ce texte, qu’il a modifié lui-même, annonce une dérive autoritaire du pouvoir. Et il n’y a aucun contre-pouvoir ! » a déploré le professeur Mahfoudh.

Lors de l’émission, le professeur Mahfoudh a déploré qu’aucune ligne n’a été dédiée à la justice transitionnelle et qui concerne beaucoup de Tunisiens qui « souffrent dans les tribunaux », selon ses dires. Il a aussi pointé un manque de clarté de la part du président et envers ceux qui ont collaboré à la rédaction du document.

« Ce texte est devenu dangereux. Il prévoit une présidence avec tous les pouvoirs et sans possibilité aucune pour l’opposition. En gros, le président fera ce qu’il veut sans qu’il ne soit jamais inquiété. C’est pour moi un retour vers le système de Ben Ali. On est dans le pétrin » a déploré M. Mahfoudh.

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Un commentaire

  1. Debizerte

    04/07/2022 à 09:22

    Liberté, Ordre, Justice, doivent être changés pour LIBERTE, RESPECT, SOLIDARITE

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