En plein dans la campagne référendum, à présent. Et plus aucun point sujet à doute.

Le projet de constitution est publié. Officiellement proposé. Et, certitude absolue, il émane du seul Kaïs Saïed.

La commission consultative? Sa contribution acquise, son doyen, Président?  Retirés désormais «hors propos». Juger de cela, de ce document et de cet autre de promesses faites et de celles non tenues ne convient pour l’heure. Les Tunisiens votent dans 13 jours et gros. Pour ou contre une nouvelle constitution,voire une nouvelle république. De tels choix pèsent lourd et visent loin ? Rarement ils se contentent d’arguties. Les «sans risque» et peut-être utiles en cette période de campagne restent les prévisions et les évaluations.

Sans risque parce que la référence est chiffres ici. Et cela est de nature à discipliner l’idée. A lui éviter abus, excès et facilités.Utiles précisément parce que évaluation plus prévision rectifient.

Ramènent les choses à leurs justes proportions.

Exemple du «oui massif» que beaucoup prédisent à la constitution de Kaïs Saïed. Ce Oui se réfère aux 2 millions 800 mille voix obtenues lors des présidentielles de 2019 il se fonde aussi sur une croyance populaire : que la légitimité dure et perdure, une fois donnée. Croyance populaire et chiffres à l’appui. On sait ce que vaut la légitimité. Mais on sait aussi, qu’à force d’erreurs et d’excès, elle peut, tout aussi bien perdre sa route que ses appuis, 2019 est déjà loin. Idées, chiffres et croyances ont pu changer depuis. Rien n’est plus sûr. Nous jouons gros le 25 juillet.

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