«Il n’y a que les grandes passions qui puissent élever l’âme aux grandes choses» et «qui veut peut», ces fondamentaux oubliés ou rejetés dans un pays, pris à la gorge, semblent être remis au goût du jour ces derniers temps.

La tenniswoman ou encore l’étoile de Tunisie, Ons Jabeur, a réussi là où ont échoué ceux qui manœuvraient dans l’auberge des bergers ou encore ceux qui cherchaient à effacer des péchés commis dans le secret de la mêlée.

À 26 ans, en 2020 Ons a été la première joueuse de tennis du monde arabe à atteindre les 8es de finale à Wimbledon. Mais ce n’est pas tout.

Enchaînant les premières: toujours en 2020, première représentante du monde arabe à atteindre les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem, en Australie; avant d’accéder à la finale de Wimbledon, elle a remporté le tournoi de Birmingham, une première sur le circuit WTA pour une joueuse maghrébine.

Une éclaircie qui vient donc insuffler un baume dans bien des cœurs attristés par une actualité politique, économique et sociale morose.

Elle vient redonner espoir à un peuple en général passif, apathique et diverti par le consumérisme ou la haine des plus vulnérables. Un peuple démotivé par le discrédit de ses gouvernants et laissé à contempler le résultat de bien des peuples qui réussissent.

Le message de Ons est là: la Tunisie peut renaître pour se développer. Elle peut avoir des champions en sports individuels, souvent délaissés.

Ons Jabeur et Oussama Mellouli ont réussi à hisser très haut le drapeau tunisien. Comptant sur leurs propres moyens, ils ont gravi les échelons, enregistrant des exploits inédits.

Mais, au-delà du tennis, de la natation et du reste des sports, il y a certainement d’autres potentiels qui méritent toute  l’attention des timoniers de la barque tunisienne. Car demain se construit aujourd’hui et celui qui veut aller loin doit ménager sa monture.

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Charger plus par Mohamed Hedi ABDELLAOUI
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