En 2015 à la COP 21 (Sommet sur le climat) à Paris, les pays participants se sont mis d’accord pour engager tout ce qui est possible pour contenir la hausse des températures à deux degrés uniquement d’ici à 2030. Mais selon de récentes études, cet objectif est désormais inatteignable. La raison est simple, les grandes puissances, surtout les Etats-Unis d’Amérique, n’ont pas respecté leurs engagements. En fait, quelles que soient les actions que nous ferons pour le climat dans les prochaines années, les résultats ne seront visibles qu’après 2060.

Le réchauffement climatique est un phénomène qui a commencé à être évoqué dans le débat public depuis le début des années 1980. A l’époque, il y avait des divergences entre les scientifiques, dont une partie doutait de ce phénomène. Au fond, c’était un débat d’élites scientifique et de quelques politiques, les gens n’étaient pas vraiment conscients du danger qui les guettait. Mais désormais, en 2022, le réchauffement climatique est devenu une réalité quotidienne. Le sommet du Mont Blanc a enregistré la plus haute température de son histoire. Le sommet a, en effet, enregistré une température de 10,4 degrés en juin dernier. D’habitude, même lorsqu’il fait très chaud, la température dans ces lieux avoisine le zéro degré.

Pour la première fois, il apparaît clairement que les hauteurs sont également affectées par le réchauffement climatique.

L’Europe est traversée par une canicule inédite et il est attendu que la moitié du territoire européen souffre de sécheresse. Dans le même temps, l’Australie et le Japon ont connu des épisodes d’inondation. En Tunisie, nous le voyons bien, les incendies font des ravages.

Le réchauffement climatique est l’œuvre de l’Homme en seulement 200 ans d’existence sur une terre âgée de près de 4,5 milliards d’années.

L’utilisation à outrance des hydrocarbures, l’exploitation forestière aveugle qui ne tient pas compte du temps nécessaire à la nature pour reproduire ses ressources (les arbres absorbent pourtant le CO2 de l’atmosphère), l’exploitation excessive des engrais contenant de l’azote, tout cela provoque le réchauffement climatique dû à l’effet de serre.

L’augmentation de la production bovine pour nourrir la population mondiale qui devrait atteindre 8 milliards de personnes en novembre 2022 contribue également au réchauffement de la planète. Les bovins sécrètent, en effet, de grandes quantités de gaz méthane lorsqu’ils digèrent les aliments.

Le Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Petteri Taalas, avertit et déclare : «Les vagues de chaleur seront de plus en plus fréquentes en raison du changement climatique, et elles vont s’accentuer dans les prochaines décennies».

Malgré tout cela et le péril imminent pour la Terre, les dirigeants du monde se montrent très peu réactifs. De sommet en sommet autour du climat, aucun progrès significatif n’a été accompli.

En 2015, à la COP 21 (Sommet sur le climat) à Paris, les pays participants se sont mis d’accord pour engager tout ce qui est possible pour contenir la hausse des températures à deux degrés uniquement d’ici à 2030. Mais selon de récentes études, cet objectif est désormais inatteignable. La raison est simple, les grandes puissances, surtout les Etats-Unis d’Amérique, n’ont pas respecté leurs engagements. En fait, quelles que soient les actions que nous ferons pour le climat dans les prochaines années, les résultats ne seront visibles qu’après 2060. Autrement dit, jusque-là, et même si par miracle nous faisons ce qu’il faut pour le climat, le mercure continuera à grimper pour encore quelques décennies.

La situation est grave, même le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déclare que «les Etats africains, non responsables [du changement climatique], sont souvent les premières victimes» et c’est une vraie bombe à retardement.

Selon l’Accord de Paris, des transferts d’une valeur de 100 milliards de dollars sont censés être faits par les pays riches aux pays pauvres pour les aider à résister au réchauffement climatique. Une enveloppe que les pays pauvres attendent toujours.

Greta Thunberg, la militante suédoise pour le climat, s’est adressée un jour aux politique pour leur dire : «Tant que vous ne commencez pas à vous concentrer sur ce qui doit être fait, plutôt que sur ce qui est politiquement possible, il n’y a aucun espoir».

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