Bien que l’organisation Mondiale de la Santé (OMS) ait décrété la variole du singe une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), la Tunisie demeure, pour le moment, à l’abri de la propagation de la maladie, a déclaré, vendredi à la TAP, Mahjoub Ouni, professeur de virologie à la faculté de pharmacie de Monastir.

Le nombre de cas de variole du singe recensés à travers le monde s’élève à environ 17 mille depuis le début du mois de mai, a-t-il dit, dont la plupart en Europe, et aux États-unis. Il a expliqué que le virus du singe ne se répand pas facilement et qu’il se propage par fluides corporels, soulignant qu’il n’y a pas de raison de paniquer et que la maladie fait l’objet d’une surveillance renforcée aussi bien en Tunisie que dans le monde.

Ouni a appelé à la prudence, soulignant la nécessité de renforcer les efforts de contrôle et de sensibilisation et de respecter les mesures préventives pour lutter contre la propagation de cette maladie en Tunisie.

La variole du singe apparue en mai 2022 est une maladie virale dont les symptômes sont similaires à ceux observés chez les patients atteints de variole, bien qu’elle soit cliniquement moins grave.

Selon le centre régional d’information pour l’Europe occidentale Elle se transmet à l’homme par contact avec une personne, un animal ou un objet porteur du virus. Elle peut être contractée par contact direct avec le sang, les fluides corporels ou les lésions cutanées d’un animal infecté. Parmi les animaux qui la transmettent, on trouve différents rongeurs et des primates.

Les premiers symptômes de la variole du singe sont la fièvre, des douleurs musculaires, une fatigue. Puis une éruption cutanée étendue apparaît (macules, papules puis pustules). Le diagnostic de la variole du singe est posé grâce à un test biologique (PCR). Des complications surviennent dans 1 à 10 % des cas.

Cette maladie guérit spontanément souvent sous 14 à 21 jours. Elle peut être bénigne mais des lésions infectieuses causées par la maladie peuvent provoquer des douleurs ou des démangeaisons.

Plusieurs études expérimentales ont montré que la vaccination contre la variole était efficace à 85 % pour prévenir la variole du singe. Ainsi, le fait d’avoir été vacciné auparavant contre la variole peut entraîner une maladie moins grave.

La variole du singe est dorénavant une maladie d’importance mondiale pour la santé publique car elle ne se limite pas aux pays d’Afrique occidentale et centrale mais touche aussi le reste du monde y compris certains pays d’Europe occidentale comme l’Allemagne, la France ou le Royaume-Uni.

L’Europe représente 70% des cas recensés dans le monde. Jusqu’à présent aucun décès n’a été signalé à l’OMS dans ces pays.

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