Alors que le coup d’envoi de la nouvelle saison est fixé au 30 septembre, on devra attendre le 6 du même mois pour connaître le sort réservé aux évocations de l’ESHS, l’ESZ et l’ESM. Et ce n’est pas encore fini…

Sous la présidence de Wadie El Jary, on aura tout vu avec la FTF car, jamais par le passé, un président de l’instance fédérale ne s’est montré aussi polémique et problématique. Un caractère et une attitude qui ont éclaté au grand jour lors de l’affaire du CS Chebba. Au départ, c’était une rivalité d’ego entre lui et le président du Croissant Sportif Chebbien, Taoufik Mkacher, qui a dégénéré dans l’espace public pour prendre en d’ego tout un club, toute une région.

Cet été, c’est une autre affaire qui éclate au grand jour. Cette fois-ci, le président de la FTF n’apparaît pas au départ en première ligne. Des soupçons de matches truqués ont éclaté en juin dernier et mettent aujourd’hui en péril le coup d’envoi de la nouvelle saison, d’autant qu’il s’agit de matches barrages impliquant des clubs menacés par la relégation. Des menaces de relégation qui ont amené l’ESHS, l’ESZ et l’ESM à déposer des évocations et la FTF à porter l’affaire devant la justice en sollicitant le parquet.

Quelle formule pour le championnat ?

A ce jour, on ne sait pas encore quelle formule adoptera la Ligue 1, la saison prochaine. Avant même l’éclatement de l’affaire des matches barrages truqués, la FTF devait solliciter les clubs pour décider ou bien de maintenir la formule des play-off et play-out ou revenir au modèle classique avec des phases aller et retour.

Or, aujourd’hui, la situation s’est compliquée. Il faut d’abord savoir quelles équipes évolueront en Ligue 1 la saison prochaine ? Allons-nous passer à un championnat à 14 équipes ou allons-nous garder 16 clubs, mais avec quelle formule ?

Le hic est qu’il faut attendre la date du 5 septembre pour savoir si les soupçons de truquage sont fondés et si la justice culpabilisera un suspect ou pas ? Il n’est pas exclu non plus que le parquet reporte son jugement et là, la situation se compliquerait davantage car elle mettrait en péril la date du coup d’envoi de la nouvelle saison, fixée au 30 septembre.

Cela dit, on n’est pas sûr d’avoir un verdict de la Commission d’appel pour le 6 septembre prochain. Et si, au final, aucun club ne descend et on passerait dès lors à un championnat à 18 équipes ?

Cette dernière option est à prendre en considération. Cela arrangerait tout le monde en attendant une issue finale à l’affaire des matches de barrages truqués.

Une chose est sûre : la gabegie s’installe de nouveau dans le championnat de Tunisie. Un championnat dont la réputation a pris un sale coup à quelques mois du coup d’envoi de la Coupe du monde au Qatar qui connaîtra une sixième participation de l’équipe de Tunisie à une phase finale de la plus prestigieuse des compétitions footballistiques.

crédit photo : © Mokhtar HMIMA
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