Les jours se ressemblent à Kairouan pour des fans exaspérés. Pour le moment, Hafedh Allani propose ses services en attendant la suite.

La traversée du désert de la Chabiba dure depuis des mois. La démission du président du club, Béchir Lahmar, pour manque de solutions, n’a pas dénoué les problèmes administratifs et financiers du club. Et malgré les contestations et le ras-le-bol des supporters, les dirigeants du club n’ont pas réagi. Pour leur part, les anciens dirigeants hésitent encore à mettre la main à la poche. Probablement l’héritage lourd des anciens bureaux directeurs est à l’origine de ce refus d’intervenir et de proposer des solutions.

Pourtant, des noms circulent partout à Kairouan pour prendre la JSK en main. Pour sa part, l’ancien président Fateh Alouini a nié son intention de présenter sa candidature. Il a expliqué sa décision par l’absence de garanties sérieuses de la part des responsables régionaux pour débloquer les fonds et les subventions promis.

Pour sa part, l’ancien président Hafedh Allani a affiché son intention de prêter main forte au club en se proposant de présider un comité provisoire. Il a promis d’assurer les moyens pour le bon démarrage de la saison dans les différentes sections. Cette proposition a été saluée par les fans aghlabides en attendant sa confirmation prochainement.

Infrastructure sportive : situation alarmante

Le terrain principal du stade Hamda-Laâouani a été aménagé après des travaux qui ont duré plus de quatre ans avant de reprendre du service l’année dernière. On s’attendait certes à une refonte de l’état du terrain, mais aussi de l’éclairage, des vestiaires, des douches et des gradins. Hélas, hormis une pelouse verdoyante, l’extension des gradins n’a pas vu le jour. D’autre part, la pelouse du stade Ali-Zouaoui demeure impraticable. En même temps, cette pelouse (moitié du terrain) est très sollicitée tous les jours, de 8h00 à 22h00, et par plus d’une équipe civile, comme la JSK, le Stade Kairouanais, les Académies sportives et l’AS Féminine de football de Kairouan, cette pelouse n’est plus qu’un champ bosselé. Cette aire de jeu est donc agonisante et sa durée de vie est quasiment terminée. Ce n’est plus un terrain de football, c’est devenu une surface en béton dur qui n’amortit pas les chocs et constitue un danger permanent pour les joueurs (risques de tendinites et de blessures musculaires).

L’infirmerie des jeunes de la JSK affiche d’ailleurs complet avec des blessures au niveau des chevilles, genoux, abdomens…Même les colonnes vertébrales sont touchées, elles aussi !

L’achèvement des travaux de construction d’un second terrain offrira un espace d’entraînement supplémentaire aux sportifs de la région, en vue de désengorger le central. Il est à rappeler que les promesses en vue d’ériger un terrain synthétique sont restées lettre morte depuis deux ans !

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