Après des années d’absence, la méga star du reggae, Alpha Blondy, 70 berges et une jeunesse d’enfer, a signé, vendredi 19 août dans le cadre du Festival de Carthage, son retour sur la scène du prestigieux théâtre romain.

Pendant 1h45, le reggae-man, accompagné de son orchestre Solar système, a donné un concert live devant un public nombreux conquis d’avance et engagé dans son combat pour la paix. Il a interprété avec la ferveur qu’on lui connaît plusieurs de ses titres de son riche répertoire composé d’une vingtaine d’albums. 40 ans de carrière et des concerts qui lui ont permis de sillonner le monde. Alpha Blondy a encore le vent en poupe et ses fans se comptent par milliers. Tout de rouge vêtu, un burnous dont il se débarrasse très vite pour laisser apparaître une combinaison, tel un pilote de Formule 1, le bonnet rouge, vert et jaune des rastas sur la tête, le pied sur le baffle, arpentant la scène de bout en bout en courant, le chanteur dégage une belle énergie contagieuse. Il démarre avec un titre introductif «Sébé Allah», puis passe en revue plusieurs titres éponymes : «Jérusalem», «Politiki», «Sweet fanta Dialo», «Massada», «Love Power», «Multipartisme», «Pompier pyromane», «Brigadier Sabari». Le public en effervescence a chanté et dansé sous ces airs endiablés. Artiste engagé, il ne manque pas de donner son point de vue sur l’actualité politique internationale et tire à boulets rouges sur les cinq grands pays du monde qu’il accuse de jouer avec le feu avec la bénédiction des Nations unies qui «n’est pas crédible», fustige-t-il. Entre coups de gueule contre ce qu’il appelle «les marchands d’armes» et les appels à la paix dans le monde, Alpha Blondy dénonce les violences de toutes sortes. Dans ce sens, «Pompier pyromane», titre virulent de son nouvel album «Eternity», a été fredonné par le public en chœur avec l’artiste. Puis, pour adoucir son ardeur militante, il chante l’amour «Lorsque le pouvoir de l’amour l’emportera, il y aura la paix», déclare-t-il en substance. «Sweet Fanta Diallo», hit légendaire qu’il dédie au passage à «toutes les femmes et les mamans du monde». Sans oublier évidemment l’amour de Dieu à travers «Jh Glory», «Sébé Allah yé» qu’il a chantée au début du spectacle et «Massada», un amour qui répand la paix et l’espoir en un avenir meilleur. Après 1h30 de concert, Alpha Blondy quitte la scène avec les membres de son orchestre. Le public debout le réclame. Des cris fusent de partout. L’artiste revient pour chanter le tube emblématique qui dénonce les violences policières «Brigadier Sabari» qui a lancé en 1982 sa carrière. Le public exulte, vibre et acclame la star du reggae.

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Charger plus par Neila GHARBI
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