Le syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) a vivement dénoncé la  » politique de discrimination et d’exclusion  » empruntée par les institutions de l’État à l’égard des journalistes et la récurrence des restrictions rencontrées dans leur quête de l’information.

Dans une déclaration vendredi, le syndicat appelle le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger à s’expliquer ouvertement sur les raisons derrière l’empêchement d’équipes journalistiques de couvrir une rencontre au siège du département consacré à la conférence TICAD8.

Le SNJT appelle le département des Affaires étrangères à faciliter le travail aux professionnels du secteur, regrettant de voir des journalistes tunisiens et étrangers empêchés, ce vendredi, de couvrir les travaux de la rencontre qui a eu lieu entre le ministre et son homologue japonais, à l’exception des journalistes de la TAP, ceux de la télévision et de la radio nationales et une délégation de journalistes japonais.

Dans sa déclaration, le syndicat s’interroge sur la récurrence des restrictions et contraintes subies par les journalistes de la part des parties officielles et des structures d’organisation de divers évènements nationaux, regrettant la rétention, de plus en plus fréquente, de l’information et la marginalisation de certains médias.

 » La crise d’accès à l’information en Tunisie est devenue plus complexe au cours des trois derniers mois  » estime le syndicat qui pointe la circulaire de la présidence du gouvernement du 10 décembre 2021.

Le syndicat évoque dans ce cadre les agressions ciblant des journalistes lors des festivals à l’instar des restrictions imposées aux journalistes lors la clôture du festival de Médenine mardi dernier, ou encore l’empêchement de la journaliste de Sabra FM à Kairouan, sur ordre du gouverneur, de couvrir une réunion de l’association de la jeunesse de Kairouan.

Le syndicat tient la présidence de la République ainsi que le gouvernement responsables de la dégradation de la liberté de l’information et de l’absence de garanties effectives pour le travail journalistique et pour la consécration du droit d’accès à l’information aussi bien pour les journalistes que pour les citoyens.

Le SNJT critique dans le même ordre d’idées le ministère de la Culture pour sa mauvaise organisation des évènements culturels et pour l‘interdiction répétée aux journalistes de couvrir ces manifestations.

En conclusion, le syndicat appelle les autorités à revoir leur politique de communication et à respecter le travail du journaliste, en fournissant toutes les garanties nécessaires à la protection de la liberté de la presse et d’expression.

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