Le rideau est tombé sur la 47e édition du Festival méditerranéen de La Goulette (15-28 août), jeudi 25 août, avant la date prévue en raison de la tenue de la Ticad 8 avec le spectacle de comédie musicale « Dima Nadhak, Dima Zahi », signé Mounir Argui. Cette édition a rendu hommage au comédien Hichem Rostom, disparu le 28 juin dernier.

Une pléiade de comédiens de théâtre et de télévision a été réunie sur la scène de la Karaka : Jamel Madani, Fethi Meslmani, Ikram Azouz, Mohamed Grayaâ, Sabri Jendoubi, Kaouther Belhaj, Hanen Chograni et Mounir Argui, pour interpréter en live les chansons humoristiques de célèbres monologuistes  des années 50/60, dont Salah Khemissi, Hédi Semlali, Mohamed Mourali, Ridha Hajem.

Le public nombreux, parmi lesquels des comédiens, a assisté à cette soirée dédiée à ce genre de chansons tombées dans l’oubli de nos jours et que Mounir Argui et ses amis comédiens ont fait revivre grâce à leur prestation vocale et théâtrale, saluée par l’assistance qui a retrouvé le charme d’antan.

Le spectacle  démarre avec un solo de gasba, puis très vite on entre dans le vif du sujet d’abord avec un dialogue entre Jamel Madani, Fathi Meslmani et Mohamed Grayaâ, puis Ikram Azouz s’empare du micro pour  chanter «Aandi Wildi Ya 7oudhar » de Hédi Semlali, suivi de Sabri Jendoubi avec « Ya Jemaaa andi Touzina » de Mohamed Mourali,  Fathi Meslmani « Bik Nizaha » de Salah Khemissi, vêtu d’un sefsari, Mohamed Grayaâ « Nhiz Brigdana Fi Sar » de Ridha Hajem, Jamel Madani « Baba Htir » de Salah Khemissi et les comédiens-chanteurs enchaînent des titres connus en mettant de l’ambiance et de la joie pour le plus grand plaisir des spectateurs qui rient et applaudissent chaque prestation.

Kaouther Belhaj et Hanen Chograni ont, elles aussi, apporté leur touche à ce spectacle en chantant et en dansant. La première a interprété entre autres « Fouk Fouk Bara Ghadi » et la deuxième « Sahibna yasser Gahaf » et « Mahla Gadek » de Safia Chamia, Mounir Argui était également de la partie avec « Koulma yatik jehdek » et « Dabouza » de Salah Khemissi. À la fin de la représentation, qui a duré 2 heures, un des membres de la troupe de musique, Hakim Gharbi, a rendu hommage à Ridha Diki en proposant un cocktail de ses chansons les plus connues.

Une soirée nostalgique qui évoque la Tunisie des années 50 et 60 où la chanson humoristique était en vogue et avait sa place dans les concerts et même dans les fêtes de mariage. Mounir Argui a bien fait de faire revivre cette mémoire oubliée et donner la possibilité à des comédiens chevronnés de s’exercer à la chanson. Un spectacle réussi à tout point de vue. En début de soirée, la direction du festival de La Goulette a rendu hommage à un nombre d’enseignants de théâtre de l’Institut supérieur d’art dramatique (Isad) : Boubaker Khlouj, Mohamed Abazza, Oussama Khouli, Mokdad Moslem et Ezzdine Abassi. Un geste très apprécié par les étudiants présents au théâtre et qui sont devenus des vedettes sur la scène culturelle tunisienne.

Notons que des soirées musicales, des concerts, des pièces de théâtre et des one man shows  d’humoristes ont animé les soirées de la 47e édition du Festival méditerranéen de La Goulette.

L’ouverture a été consacrée au spectacle « Rboukh » de Hatem Lajmi, les soirées suivantes ont été meublées par le spectacle musical « Hadhret Zouar Tounes » de Morched Boulila, suivi de « Le Maestro » de Bassem Hamraoui, soirée rap avec Armasta et Mistr Sina, « El Qarahmana » de Moez Toumi, « Bnet Souad » de Sadok Halouas et Naima Jeni, « Le Cauchemar d’Einstein »de Anouar Chaâfi, concert musical de Zohra Lajnef, « La divine comédie » de Hafedh Khelifa et « El Makhzen » de Mustapha Dallagi.

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