Dans l’impasse, oui, mais pas seulement parce que les négociations entre gouvernement et Ugtt pataugent encore et que le prêt du FMI pose désormais problème. Plutôt, rappelons bien, car rien n’est au mieux par ailleurs, et que, forcément, tout se rejoint, tout est lié.

Politique, nous vivons encore sous «l’exception». Une nouvelle constitution est adoptée mais sur référendum, sans minimal exigible, avec, seulement 30% de oui et plus de 60% d’abstentions. Le chiffre ne rassure ni au-dehors ni au-dedans. Au-dehors, le G7 et les Etats-Unis décident et les prêteurs tiquent sur la légitimité. Au-dedans, que n’y songe-t-on, encore, assez, l’équilibre des forces ne peut se maintenir comme au lendemain du 25 JUILLET dans le doute d’une moitié de population.

Economie, idem. Les 4 milliards du FMI, même octroyés, ne résoudraient que peu ; très peu. Peut-être les quelques dépenses urgentes de l’Etat. Mas ni le surendettement structurel, accumulé, ni l’inflation galopante, ni le déficit de production ou la pénurie d’investissements. Les craintes au sujet  des négociations Ugtt-gouvernement se rapportent à une possible explosion sociale. Le risque est patent avec ou sans le prêt. Mais il menace tout aussi bien avec la hausse faramineuse des prix, ou le blocage des salaires et la chute du pouvoir d’achat.

Peut également mener à l’impasse, fausser les solutions, une diplomatie imprécise, un pouvoir hésitant. Exemples : comment on réagit à la critique américaine, ou au coup de colère de nos frères marocains. Répondre à chaque fois «de haut», à la limite du mépris, aux envoyés du Pentagone et du Congress, n’était sûrement pas d’une grande prudence. Quant au «Clash du Polisario», la vérité est que nous avons su garder notre calme, préserver le rapport séculaire. Seule question : cet accueil en pompe, avec tapis rouge, était-il nécessaire ? L’Algérie nous soutient, le Maroc pèse désormais lourd dans le clan américain. L’impasse en dépend, en mal ou en mieux..

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