Le ministre de l’Economie et de la Planification appelle à la nécessité de faciliter le financement et l’accompagnement des petites et moyennes entreprises dans la prospection de nouveaux marchés et de soutenir l’exportation de leurs produits. Il reconnaît l’impératif de développer la loi de change en vue de permettre aux entreprises exportatrices de se développer sur les marchés extérieurs prometteurs.

Dans le but de contribuer à l’amélioration du climat des affaires, d’enrichir et de développer le tissu économique et social du pays, la Conect Tunisie a organisé un séminaire portant sur l’internationalisation des petites et moyennes entreprises tunisienne (PME).

La conférence fait le point sur les défis associés à une expansion internationale, sur les réseaux à mobiliser par les PME tunisiennes, soucieuses de développer leur croissance à l’international, à laquelle a participé le ministre de l’Économie et de la Planification Samir Saïd, des entrepreneurs, des hommes d’affaires, des experts et des représentants de bailleurs de fonds internationaux.

Le président de Mercadex et le directeur de l’Institut NAX, John Paul David, était le premier intervenant. Il a évoqué la place croissante des petites et moyennes entreprises rentables et durables. Il a notamment mis l’accent sur l’importance des institutions de la Tunisie dans le paysage mondial et de la mise en place de stratégies pour l’internationalisation.

Samir Saïed : «La Tunisie a un avantage concurrentiel indéniable»

Le second intervenant était le ministre de l’Economie et de la Planification Samir Saïed qui a insisté sur le fait que le gouvernement tunisien a entrepris une étude approfondie et participative sur l’internationalisation des petites et moyennes entreprises, notant que le marché tunisien est extrêmement étroit, tout en  appelant à la nécessité de s’ouvrir au marché africain. Il a déclaré que les exportations de la Tunisie vers l’Afrique et les pays subsahariens ne représentent que 1,6% du total des exportations, soulignant que le gouvernement avait développé un programme de cinq secteurs prioritaires tels que le secteur pharmaceutique, l’alimentation, la technologie, le BTP et l’éducation.

Dans ces domaines, explique-t-il, la Tunisie a un avantage concurrentiel indéniable.

Saïed a appelé à la nécessité de faciliter le financement et l’accompagnement des petites et moyennes entreprises dans la prospection de nouveaux marchés et de soutenir l’exportation de leurs produits.

Il a notamment reconnu la nécessité de développer la loi de change en vue de permettre aux entreprises exportatrices de se développer sur ces marchés extérieurs prometteurs.

Après avoir débattu le sujet lors des panels autour de l’internationalisation des petites et moyennes entreprises tunisiennes, les intervenants étaient au moins d’accord sur un point, celui de l’importance du travail collectif de toutes les parties prenantes.

Le ministre de l’Economie et de la Planification a lancé un appel à cette occasion, pour un dialogue participatif en vue d’améliorer la situation des PME pendant la situation de double déficit de la Tunisie.

En effet, la Tunisie consomme le double de sa production, ce qui fait qu’elle n’a plus d’autres options que d’appliquer son programme de réforme économique conclu avec le FMI.

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