Parfaitement en place, par séquences brillantes collectivement, l’Afrique du Sud a offert à ses fans un remake inspiré de David contre Goliath, en ramenant sur terre le géant égyptien.
Un exploit aussi inattendu que mérité, au regard du match exemplaire des Bafana Bafana.
Comment faire tomber un géant sur ses terres ? Un ogre qui totalise sept Coupes d’Afrique des nations et se retrouve massivement soutenu par un stade plein comme un œuf ? Peut-être en oubliant sa peur et en arrêtant de regarder de trop près la différence de taille.
C’est précisément ce qu’a fait l’Afrique du Sud, équipe d’antistars par excellence, qui a pourtant mis un bon paquet d’étoiles dans les yeux de ses supporters en crucifiant l’Égypte en toute fin de rencontre (0-1).
Le dernier acte de ce choc tournera à la catastrophe pour les Pharaons. Lorch, à la conclusion d’un contre brillamment amené, se présente seul face à El-Shenawy et plonge le stade dans le silence.
L’Égypte, anéantie, ne s’en remettra pas.
Cruel, mais logique, au regard de la prestation parfaitement aboutie d’une Afrique du Sud qui pourrait bien être la merveilleuse surprise de cette compétition.

Le Nigeria retourne le Cameroun
Dominateur, mais mené à la pause, le Nigeria, emmené par un Ighalo impérial devant, a montré les muscles en seconde période, pour logiquement composter son ticket pour les quarts de finale de la CAN et faire tomber le tenant du titre camerounais (3-2).
Tant pis pour les amateurs de masterclass technique, on aura au moins pu croquer dans une bonne tranche de suspense. Des défenses souvent aux fraises, des retournements de situation et des buts sortis d’un peu nulle part auront rythmé ce Nigeria-Cameroun, souvent divertissant. Un match du genre décousu, où le Nigeria, plus audacieux, plus maître de ses moyens aussi, aura su renverser la table pour l’emporter logiquement (3-2). Après avoir toutes deux livré une phase de groupes parfois soporifique, Camerounais et Nigérians ont eu l’occasion de se rattraper, en entamant comme il se doit une rencontre aux allures de sommet continental. Loupé : le début de partie ressemble surtout à une bouillie technique.
Du moins jusqu’à ce que Bassogog, bon pied, bon œil, ne balance une galette sur le pied droit de Bahoken, qui conclut froidement, de près. De quoi rallumer l’étincelle du collectif camerounais : trois minutes plus tard, Bahoken, intenable, dévie pour Njie. Le Marseillais n’a alors plus qu’à ajuster Akpeyi dans la surface, d’un plat du pied parfaitement maîtrisé. Pourtant, la bonne période camerounaise vire vite au désastre. Touché, mais pas coulé, le Nigeria s’applique un peu plus devant, intensifie son pressing, monopolise la gonfle et marque fort logiquement par Ighalo, qui profite d’une remise de la poitrine de Musa pour canarder Onana à cinq mètres de la cage.
Récompensés de leurs efforts, les Super Eagles décollent définitivement de leur perchoir quand Ighalo, encore lui, sert Iwobi d’une passe subtile dans la surface, qui permet au joueur d’Arsenal de planter un joli but. Les poulains de Gernot Rohr contrôlent leur affaire, et s’en vont composter avec autorité leur billet pour les quarts.

Résultats
Nigeria – Cameroun (3-2)
Egypte – Afrique du Sud (0-1)

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