«Il faut faire abstraction de tout ce qui s’est passé au premier tour. Nos joueurs n’ont plus vraiment le choix. Ils doivent aller de l’avant et négocier ces huitièmes de finale avec l’envie et la détermination requises. Avec tout ce qui se passe chez nous, la Tunisie a besoin de victoire. Le peuple tunisien a besoin de retrouver foi en sa sélection nationale. Partout dans le monde, quand les choses vont mal au niveau social, politique ou économique, le football vient rappeler aux citoyens d’un pays, le temps d’un match ou d’un tournoi, que la nation les unit. A mon avis, cette explication face au Ghana est l’affaire des joueurs avant d’être celle du sélectionneur. Nos joueurs n’ont qu’à s’inspirer de l’exemple de Manchester United qui, bien qu’il fut considérablement amoindri à cause de l’absence de 10 joueurs, est parvenu quand même à éliminer le PSG aux huitièmes de finale de la Ligue des champions au mois de mars dernier. C’est dire que dans le football, rien n’est impossible. Nos internationaux peuvent s’inspirer aussi de l’exemple du Bénin. Personne ne connaît les noms des joueurs béninois et, pourtant, ils ont créé la surprise, éliminant le Maroc d’Hervé Renard.
La Tunisie doit respecter son adversaire du jour. Nous jouerons contre l’une des grandes nations du football africain. Nos joueurs savent à quoi s’en tenir. Nous devons également nous respecter nous-mêmes en retrouvant notre identité et notre style de jeu.
L’explication de ce soir est une affaire d’hommes, celle des joueurs qui fouleront la pelouse. Ce sont eux et eux seuls qui feront la différence. Tout se jouera dans la petite réunion technique qu’ils feront entre eux sur le terrain juste avant le coup d’envoi de la rencontre. Ils doivent mettre derrière eux l’ambiance qui a régné au premier tour, tout ce qui se dit sur le staff technique, les critiques et tout le reste. La qualification est dans nos cordes. Il suffit de se concentrer sur notre sujet. Car nous avons des joueurs techniquement et tactiquement valables pour jouer l’attaque placée et imposer leur style de jeu au Ghana. Défensivement, nous sommes solides aussi. Aux camarades de Youssef Msakni de prendre le match contre la Croatie comme référence et de dérouler leur jeu habituel. Le reste suivra. Personnellement, je suis confiant et j’ai bien des raisons pour croire en cette équipe nationale, en ces joueurs».

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