La Tunisie peut l’emporter sur le Ghana. Aucune logique n’est à respecter en football excepté la détermination, la confiance en soi et surtout l’application tactique, même si cette dernière nous fait défaut jusqu’à présent.
On ne sait vraiment plus où donner de la tête ni comment comprendre ce qui se passe dans le monde du football d’aujourd’hui. En effet, avec l’hécatombe des résultats surprenants que l’on enregistre dans cette CAN d’Egypte 2019 qui n’est plus la sienne, d’ailleurs, depuis que les «Pharaons» se sont laissé avoir par l’Afrique du Sud au Caire (0-1).
Après un premier tour des plus tonitruants ponctués de trois victoires et neuf points à la clé, l’Egypte et le Maroc, nos frères arabes, s’étaient éloquemment confirmés comme étant de potentiels prétendants à la consécration finale. Mais paf ! La grande désillusion aux huitièmes de finale à la grande surprise des plus avertis des spécialistes.
Le Maroc va échouer lamentablement devant le «modeste» Bénin aux tirs au but et l’Egypte face à une extraordinaire Afrique du Sud qui lui a administré une vraie douche écossaise à quelques minutes de la fin du match.
Il ne nous a pas manqué de prévoir ce genre de scénarios dans l’une de nos parutions à la fin du premier tour, car on sait tous qu’il n’y aura qu’un seul heureux élu en fin de parcours et que tous les autres seront, comme la Tunisie (celle du premier tour), la cible des critiques les plus virulentes.
Leurs «performances» du premier tour sont déjà gommées de la mémoire de tout le monde.

Rien à perdre
Qu’est-ce à dire ? Tout simplement que le football n’arrêtera jamais de nous réserver des coups de théâtre.
Et que, souvent, toutes les analyses et toutes les critiques deviennent des radotages de grands-mères qui ne mènent nulle part, sinon à animer les plateaux et les colonnes des journaux. Toutefois, cela ne nous empêche pas quand même de mimer ce genre de choses dont le large public ne se lasse jamais. Ainsi, nous pouvons y aller de notre avis sur ce qui est attendu de notre équipe nationale qui croisera le fer tout à l’heure avec le Ghana.
Maintenant que deux super-favoris arabes (Maroc et Egypte) sont tombés, peut-on exiger de notre sélection de briller de mille feux devant les «Black Stars» ? Oui et non !
Non, parce que n’importe quel résultat ne sera plus une surprise pour personne, surtout à l’issue du premier tour «effacé» des nôtres qui est survenu après une série de trois matches de préparation très prometteurs.
Oui, on est en droit d’avoir ce trop-plein d’optimisme et espérer que notre équipe nationale se revigore et recouvre la totalité de ses repères étant l’une des meilleures équipes d’Afrique malgré vents et marées et en dépit des bévues à répétition de son coach Alain Giresse qui fait montre d’un «déphasage» total.
Oui, notre équipe nationale peut gagner et aller très loin. Le Ghana a une défense prenable et ne possède comme atout majeur que l’apport considérable des frères Ayew qui ont hérité du talent de leur illustre père Abedé Pelé. La Tunisie, dans un bon jour peut réussir là où ses deux frères, le Maroc et l’Egypte, ont amèrement échoué.
Leur échec lui donnera certainement des ailes pour dire que le football arabe n’est pas en perdition et que sa notoriété africaine n’est jamais altérée.
Il faudra que les M’sakni, Khazri, Selliti, Sassi, Hassen, Bronn, Skhiri, Kechrida et consorts nous redonnent le sourire et deviennent avec l’Algérie l’espoir vrai de tous les pays arabes. Bon courage !
Amor BACCAR

Charger plus d'articles
Charger plus par La Presse
Charger plus dans Dossier du Lundi

Laisser un commentaire