Festival de Cannes 2023 | Kaouther Ben Hania, première cinéaste tunisienne à décrocher le prix de la Semaine du Cinéma positif

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À quelques heures de l’annonce du palmarès de la 76e édition du Festival de Cannes (16 au 27 mai 2023) où le suspense est à son comble pour connaître le nom du vainqueur de la Palme d’Or pour cette édition 2023, la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania en lice pour cette plus haute distinction du Festival de Cannes, a remporté, à l’issue de la journée de débats du vendredi 26 mai 2023, le Prix de la 8e Semaine du Cinéma Positif : Vers un cinéma plus inclusif », organisée du 24 au 27 mai sous les auspices du Festival de Cannes et parrainée par l’acteur et réalisateur français Eric Judor, vedette de la série Week-end Family sur Disney.

Avec cette distinction, elle devient la première cinéaste tunisienne à remporter le prix de cette semaine créée en 2016 en vue d’offrir une tribune au cinéma engagé, inciter les professionnels du cinéma à faire des films qui font réagir et donner envie de s’engager pour améliorer le monde dans l’intérêt des générations.

Organisée par le groupe Positive Planet présidé par Jacques Attali, en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC France) et la Ville de Cannes, la Semaine du Cinéma Positif consacre un cinéma qui change le regard sur le monde, interroge son industrie et met son art au service des générations futures.

La distinction de son long-métrage « Les filles d’Olfa » cadre parfaitement avec l’esprit de ce Prix visant comme le note Jacques Attali, Président du groupe Positive Planet et fondateur de la Semaine du cinéma Positif « à faire connaître et célébrer un cinéma qui révèle et illumine les grands enjeux du monde en particulier quand il est à l’avant-garde des combats sociaux, démocratiques ».

Oscillant entre le documentaire et la fiction, le long-métrage de Ben Hania ayant suscité l’intérêt de la critique internationale a également remporté hier une mention spéciale du jury du 27e Prix François-Chalais, une récompense de cinéma qui distingue chaque année, à la veille du palmarès de la compétition officielle, un film de la sélection officielle qui traduit au mieux la réalité de notre monde toutes sections confondues.

Décerné auparavant entre autres à Nabil Ayouch (Les Chevaux de Dieu), Nadine Labaki (Et maintenant on va où ?), feu Youssef Chahine (en 1999) etc, ce prix a été créé en 1996 par sa femme Mei-Chen Chalais pour rendre hommage au journaliste et chroniqueur de cinéma François Chalais (1919-1996) qui a couvert depuis 1946, près d’une cinquantaine d’éditions du Festival, et pour se souvenir « de son travail, qui posait un autre regard, très humain, sur les stars de cinéma ».

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