Marathon International COMAR de Tunis Carthage : C’était beau à voir…

Il faisait treize degrés lorsque le coup d’envoi du marathon Comar a été donné. Et cela faisait plaisir à voir : les « professionnels, l’air grave et concentrés, les prétendants qui essayaient de se caser le plus près possible des favoris (ne cherchez pas,  ce sont les Kényans !), les amateurs qui sautillaient pour se donner bonne contenance, « les fous du macadam », et qui sont là pour leur seul plaisir, qui souriaient large. Il y a de quoi, surtout du courage pour faire   vingt et un ou quarante kilomètres !

Mais cette édition, la trente-sixième, a été comme ses devancières très bien organisée. Du haut de l’échangeur tout proche, la vue était extraordinaire : Tunis court et exulte de joie. Le sport, il n’y a que lui qui rassemble les hommes, les femmes et… les enfants dans des compétitions où chacun compte sur ses propres possibilités. Le service d’ordre, très professionnel, remettait chacun à sa place pour jouir du spectacle sans déranger et être la cause d’un éventuel accident, justement  au moment des arrivées des athlètes et concurrents dont l’état reflète l’effort, un violent effort pour ceux qui ont choisi de braver ces distances difficiles quand même.

La démonstration des Kényans

Mais qu’en est-il de la course vedette ? Eh bien, il faudrait reconnaître que les Kényans, hommes et dames, ont fait une véritable démonstration, étalant de long en large leurs remarquables qualités. Ces concurrents, tout comme les Ethiopiens d’ailleurs, qui viennent des hauts plateaux, sont d’une incroyable aisance lorsqu’ils descendent au niveau de la mer. Ils tirent pleinement avantage de leur accommodation et réalisent par voie de conséquence des performances  de premier ordre.

Pour l’anecdote, le Marathon de Berlin ( 24 sept ) a été remporté par Kipchoge Eliud (KEN) en  2h02’42’’, celui de New York (5 novembre) a été empoché par le champion du monde  l’Ethiopien Tamirat Tola en 2h 04’58’’

Le vainqueur du Marathon International Comar de Tunis Carthage Cheruiyot Francis a  enregistré… 2h11’31’’. Il n’y a pas beaucoup de conclusions à tirer. Le vainqueur de Tunis-Carthage aurait pu brouiller les cartes, soit à New York, soit à Berlin. Il a couru à l’aise bien encadré par le reste de ses camarades qui ont occupé les quatre places suivantes.

En cette année olympique, on est en train de voir les chronos s’affoler assez tôt sur cette distance et peut-être que l’on descendra sous les deux heures à Paris.

Les athlètes tunisiens ont surtout brillé sur la distance intermédiaire sur ce « semi-marathon » tel qu’on l’a  baptisée. Mahbouba Belgacem et Souissi Nassim ont enlevé les premières places.

Pour le reste, avec un seul marathon « officiel »,  nous ne risquons pas d’aller très loin. Un effort est à faire.

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