Hand | 26e édition de la CAN (17-27 Janvier 2024) : C’est aux joueurs de réagir

 

Une préparation plus ou moins intense, et surtout une inconnue : l’attitude des joueurs.

Quelles sont les chances de l’équipe nationale tunisienne à l’occasion de cette 26e édition CAN 2024 de handball qui aura lieu en Egypte ? Nous n’aurions jamais posé cette question si les « choses » étaient demeurées telles que nous l’avions toujours relevé en ce genre d’occasions. L’équipe de Tunisie, qui a raté ses grandes sorties internationales, depuis un bon bout de temps, nous inquiète. Il est temps, à notre sens, qu’elle se reprenne et qu’elle redonne confiance à ses fans. Et ils sont nombreux.

Malheureusement, dans ce handball tunisien, tout a changé. Et surtout l’esprit des joueurs qui tranche de manière remarquable avec ce qu’il était au temps des grands gagneurs. L’adjoint actuel du sélectionneur, Wissem Hmam, en sait quelque chose.  Lui qui a  fait partie de l’épopée qui a conduit le « sept » national à la quatrième place au Mondial de 2005 devrait essayer de trouver le fil conducteur qui ramènerait toute cette équipe vers plus de motivation et de bon sens. En son temps, c’était le dévouement, la volonté de mettre en évidence les couleurs nationales et surtout la rigueur qui avait été imposée par un bureau fédéral qui savait ce qu’il voulait.

Qu’est-ce à dire ? Les joueurs actuels ne ressemblent pas à ceux qui ont écrit cette page d’histoire ? Le bureau actuel est-il en deçà de ses prérogatives ? Rien  de tout cela. Les joueurs actuels, nous en comptons un bon nombre qui est supérieur à cette fameuse couvée. Les dirigeants actuels sont aussi entreprenants. Alors où est le problème ?

Il est tout simplement dans la mentalité des joueurs qui, actuellement (du moins c’est l’impression qu’ils donnent et nous restons disposés à être convaincus du contraire), parcourent le monde, surtout du côté du Golfe pour monnayer leurs talents et semblent répondre aux convocations de l’équipe nationale pour  «lui rendre service ». Le bureau fédéral, quant à lui, se trouve obligé de composer avec cet état d’esprit avec… beaucoup de doigté pour raccommoder les relations tendues et avec des moyens en moins. Les conditions que vit le pays en sont bien entendu la cause  avec des sponsors qui se montrent trop regardants à leurs sous. Nos principaux adversaires sillonnent le monde grâce à la disponibilité de leurs éléments. Ils participent un peu partout à des tournois et disputent des rencontres de très bon niveau.

De la bouche même du président de la fédération après le tournoi organisé à Hammamet, « la préparation a été courte et il est difficile dans ces conditions de demander plus ». Malheureusement nous en demandons plus.

Il faut faire un effort

Cette 26e édition est donc conditionnée par deux facteurs : si  les joueurs se montrent dévoués à cent  pour cent pour leurs couleurs, nos adversaires n’ont qu’à bien se tenir. Et si le ministère de la Jeunesse et des Sports racle les fonds de tiroir, nous avons des chances de tirer le maximum de profit de la préparation qui démarrera le 29 décembre avec 2 matches amicaux les 28 et 29 décembre à la salle Mzali contre le Japon, sélection qualifiée aux Jeux olympiques, puis un stage qui aura lieu du 2 au 7 janvier avec une participation au tournoi international de France et un test amical contre la sélection française le 4 janvier à Nantes, puis contre le Bahreïn le 6 janvier. Un second stage est prévu à Hammamet du 10 au 14 janvier avec deux matches amicaux contre la Guinée le 11 janvier et  face à l’Algérie le 13 janvier. Les deux rencontres se joueront à 18h00. L’équipe nationale s’envolera à la fin de cette préparation pour Le Caire le 15 janvier. Elle  démarrera la phase de poules de la 26e édition de cette joute africaine selon le programme suivant:

Le 17 janvier 2023  à Tunisie-Kenya, à 11h00

Le 19 janvier 2023 : Tunisie-Nigeria, à 19h00

Le 21 janvier 2023 Tunisie-Angola,  à 19h00

Est-ce suffisant ?

C’est la question que l’on se pose, car il est connu que pour qu’une équipe tire le maximum de sa phase de préparation, il faudrait qu’elle joue un minimum d’une dizaine de rencontres de très bon niveau.

La phase de récupération et l’entrée en période de forme est calculée en fonction de l’intensité   de la préparation et cela est une question physiologique que seul l’encadrement technique est en mesure de calculer et d’aménager. C’est la raison pour laquelle nous avons toujours pensé que « tout dépendra de la préparation ».

Cette dépendance est donc tributaire de la disponibilité des joueurs, de leur état d’esprit et bien entendu des conditions dans lesquelles se déroulera cette préparation.

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