La lauréate du «Prix International de la Femme d’exception», Rita El Khayat à La PRESSE «Je suis un penseur et un écrivain du “féminin“»

 

Travailleuse infatigable et prolifique, Rita El Khayat continue à se consacrer encore aujourd’hui à l’exercice de la psychiatrie et de la psychanalyse, à la critique d’art et à l’écriture, tout en enseignant au département de philosophie, à l’Université de Chieti, en Italie, l’anthropologie de la connaissance. Interview.

La femme dont il va s’agir ici est une Marocaine. C’est une grande Dame du savoir et de la culture au Maroc, au Maghreb et dans le monde. La quarantaine de livres et les centaines d’articles scientifiques et littéraires qu’elle a écrits et publiés dans son pays comme en France, en Italie, en Angleterre et ailleurs en disent long sur elle. Elle s’appelle Ghita (de l’arabe «Gaytha» voulant dire «grande pluie»), c’est presque un aptonyme, mais elle est plus connue sous le prénom de «Rita». Rita El Khayat. Elle est médecin psychiatre, psychanalyste, mais aussi anthropologue, écrivaine, journaliste, animatrice culturelle et éditrice. Titulaire de deux doctorats et d’au moins deux spécialités importantes, voyageuse entre les pays et civilisations et fine observatrice de son temps, son exceptionnel parcours scientifique et littéraire est plus que remarquable. Lumineux, il lui a valu une reconnaissance internationale, des médailles d’honneur et des prix tellement nombreux qu’ils ne se comptent plus et qui viennent d’être fièrement augmentés encore, par un autre prix international particulièrement prestigieux qui est celui de «La Femme d’Exception» («Stand Out Woman») qu’on lui a décerné à Rome, en Italie, mercredi 29 novembre dernier, par une «Mention spéciale» pour son engagement en faveur de la cause des femmes sur les scènes nationale et méditerranéenne. Un engagement long et indéfectible qui a été pour elle «un combat de vie, a-t-elle déclaré, que je mène passionnément pour la protection et la valorisation de la femme, qui est capable de relever les défis et contribuer activement au développement de la société».

Née à Rabat où elle a étudié la médecine, elle a commencé ses études de psychiatrie à Casablanca pour les poursuivre et les terminer à Paris où elle a vécu plus de 10 ans, avant de rentrer au Maroc et d’y être, comme on l’a bien définie, cette étonnante femme  «polyvalente, talentueuse et audacieuse».

Répondant dans son livre «Correspondance ouverte avec Abdelkébir Khatibi» à l’écrivain marocain francophone susnommé au sujet d’elle-même et lui signifiant cette nécessité pour elle de ne pas «avoir de limites, de contenant, de règles fixées, au moins dans le domaine de l’Ecriture», elle se compare à «une chèvre, animal impossible à tenir et qui s’égaille partout, y compris sur les arbres, les arganiers du Sud, impossible à contenir». Interview. 

Le «Prix International de la Femme d’exception » vient de vous être décerné à Rome. Pourquoi avez-vous été choisie pour ce très prestigieux prix ?

Votre demande me fait réfléchir, je crois avoir eu ce prix grâce à mon travail (je suis une stakhanoviste), grâce à ma carrière et je l’espère grâce à un certain courage parce que j’ai dépassé des épreuves terribles comme celle d’être orpheline de père en terre arabo-islamique, comme celle de la perte de mon enfant, comme celle d’affronter tous les hommes qui se sont mis sur mon chemin pour me détruire d’une façon ou d’une autre, ils ont été très nombreux parce que j’ai investi des domaines très divers… et puis, j’ai beaucoup défendu les femmes, mais également les faibles, les malades mentaux, les laissés-pour-compte, les pauvres, les minorités, m’intéressant particulièrement à celles que les Blancs ont exterminées comme les Indiens, les Aborigènes, ou asservi comme les esclaves et les colonisés, en écrivant beaucoup sur toutes ces questions…

Vous êtes d’abord médecin psychiatre et psychanalyste, mais vous êtes aussi anthropologue. Comment êtes-vous passée de la psychiatrie et de la psychanalyse au domaine très différent de l’anthropologie et qu’est-ce qui vous a décidée à vous former en anthropologie après votre formation en la santé mentale et psychologique ?

Je suis devenue médecin orientée par ma mère, parce que je n’ai pas pu faire des études de lettres classiques avec grec et latin (je suis latiniste et j’ai une assez grande connaissance du monde gréco-latin antique que j’utilise dans mes essais comme dans le livre «Le Complexe de Médée», que j’oppose au Complexe d’œdipe de Freud). Je suis devenue psychiatre et psychanalyste à Paris où j’ai eu la chance phénoménale d’avoir pour maître Georges Devereux en séminaire : il est l’inventeur mondial de l’Ethnopsychiatrie. Il m’a fait renter à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et quand il est mort, j’ai continué en anthropologie sous la direction de Gilbert Ganguillaume. Je me suis spécialisée dans le monde arabe (voir mes livres «Le monde arabe au Féminin», «Les femmes arabes» qui existe en 5 langues, «Questions arabes», «Les filles de Shéhérazade», entre autres), je suis, je peux le dire, une élève privilégiée de Devereux et sa disciple, j’ai d’ailleurs écrit un livre sur lui «Il mio maestro Georges Devereux, publié uniquement en italien et primé après sa sortie.

En 2008, vous avez créé la chaire d’«Anthropologie du Savoir et de la Connaissance», à l’Université de Chieti, en Italie où vous étiez Professeur d’université. Quels étaient en gros le programme et les objectifs de cette chaire et pourquoi avez-vous préféré la créer en Italie et non pas dans votre pays natal, le Maroc ? Qu’est-ce qui vous a conduite à la création de cette chaire ?

C’est une très belle question, merci de me l’avoir posée. Je suis fascinée par le Savoir et la Connaissance. J’ai pensé que l’anthropologie devait aussi investir ce champ colossal de ce que les humains ont pensé, créé, inventé, produit, fait et réalisé. Le distinguo entre Savoir et Connaissance m’a passionnée car ce n’est pas la même chose, par exemple, (et ce n’est qu’un modeste exemple) je sais que je suis un être humain (savoir de la conscience, de l’expérience, de la comparaison, etc.), mais je ne connais pas tout ce qui fait que je suis un être humain ou tout ce qui fait l’être humain. A Chieti, c’est un merveilleux campus universitaire et tout était possible. Et j’ai un souvenir particulièrement magnifique : quand je suis allée à Michigan State University pour deux conférences, le policier des frontières à l’aéroport de Detroit m’a demandé ce que je venais faire aux Etats-Unis et ce que je faisais dans la vie ; quand je lui ai dit que je venais enseigner ce qu’est le Savoir et la Connaissance en Italie, il n’a pas ouvert mes valises, il m’a fait un salut en touchant son képi, il me rendait hommage, j’avais déjà gagné le sens de mon voyage…

ce qu’on ne m’a jamais fait comme accueil dans tous les pays arabes où je suis passée, sauf le 27 octobre dernier à Amman quand le Prince Hassan Ben Talal est venu spécialement m’écouter faire les deux premières conférences inaugurales du 2e Congrès panarabe des Femmes médecins. Nous avons échangé nos livres… pour le Maroc, je n’ai pas pu créer de chaire pour des raisons innombrables et même celle que l’Institut du Monde arabe de Paris qui m’a remis la Médaille d’Honneur et voulait la créer à Marrakech n’a pas été ouverte… je crois que j’ai des problèmes m’empêchant d’être reconnue chez moi où je ne suis pas non plus académicienne alors que j’ai deux doctorats et trois spécialités médicales et que j’ai écrit une bibliothèque à moi toute seule !

L’Italie vous a accordé sa nationalité et le 10 octobre 2006, vous avez été nommée «Citoyenne d’Honneur» de la ville de Pescara (Adriatique), en présence du Président du Sénat italien, Franco Marini. Pourquoi l’Italie, qui vient aussi de vous décerner votre dernière gratification prestigieuse, vous attache-t-elle toute cette attention bienveillante ?

Le 10 octobre 2006, je suis donc devenue «Citoyenne d’Honneur» de la Ville de Pescara, citoyenneté remise ce jour-là par le Président du Sénat italien : je vous répète dans votre question parce que cette citoyenneté m’a offert la possibilité d’un insigne d’honneur, celle de monter, avec les personnalités officielles, dans le beffroi de l’Hôtel de Ville, offrant du plus haut un magnifique panorama sur la ville et sur l’Adriatique.

Je suis devenue Italienne en 2007 : oui, vous avez raison de dire que c’est une gratification prestigieuse en ce sens qu’elle m’a réparée par rapport à de très nombreuses blessures. Notamment par rapport à la France qui non seulement ne me reconnaît pas, mais qui exerce sur moi un néocolonialisme insupportable ; j’ai dit à un salon du Livre à Paris que je parlais mieux le français que les Français eux-mêmes ! Evidemment, ça a déplu. Une maison d’édition a refusé un de mes livres en disant que je n’avais pas le droit d’écrire de telles choses : j’ai sorti le livre en Belgique sous les titres « Je suis tombée entre les mains des Français»… dans lequel j’ai mis en exergue la lettre de refus ! Je travaille actuellement sur la pensée subalterne, issue de l’intelligentsia indienne, les Français anciens colonisateurs me vivent certainement comme une « subalterne » parce que je ne fais pas l’Arabe de service à Paris. Mes articles sur l’esclavage, le colonialisme, le marxisme, la pensée subalterne paraissent en Italie…

Vous êtes aussi conférencière internationale. Vous avez présenté vos travaux dans diverses universités italiennes, américaines, algériennes, marocaines, tunisiennes, réunionnaises et autres. Quel était souvent le contenu de ces travaux et de ces conférences ?

Oui, j’ai conféré aussi dans les universités marocaines, canadiennes, hollandaise, belge, en Allemagne à Berlin, en France à Paris, Lyon, Dijon, etc., le contenu de ces travaux et de ces conférences est divers ; beaucoup de conférences concernant la problématique féminine que j’aborde de façon différente en creusant dans celle du Corps et celle de la Psyché (je suis une penseur.e du Féminin) : j’aborde la science qui me passionne, l’art, la pensée et c’est notre faiblesse dans le monde arabe, le nœud borroméen où je mets l’art la science et l’intellect est tellement vide et pauvre, hélas ! Artiste contrariée, je suis aussi critique d’art et quelque part spécialiste de cinéma… etc, j’ai plusieurs centaines d’articles (conférences, séminaires, etc.) que le temps d’ organiser me manque.

Vous avez écrit et publié au Maroc comme en France et en Italie une bonne  quarantaine de livres, des essais, des romans, des nouvelles et des recueils de poèmes, surtout en français et en italien. A cela s’ajoutent plus de 150 articles scientifiques relevant des domaines de la médecine, de la psychiatrie, de la psychanalyse, mais aussi de l’anthropologie, de l’art et de la réflexion sur le féminin. Vous avez contribué aussi à une trentaine d’ouvrages collectifs. Vous semblez écrire comme vous respirez, c’est-à-dire tout le temps, sans cesse, continûment. Pourrait-on penser que l’écriture constitue pour vous une passion constitutive de votre être, une passion vitale, existentielle ?

«Ecrire comme vous respirez, c’est-à-dire tout le temps, sans cesse, continûment», écrivez-vous. Vous avez tout compris. Vous continuez : «L’écriture constitue pour vous une passion constitutive de votre être, une passion vitale, existentielle». Je suis très heureuse qu’un intellectuel comme vous ait décelé tout cela.  J’ai écrit parce que je suis une artiste contrariée (par ma classe sociale). J’ai écrit par désespoir, puis par acharnement, puis par un besoin inextinguible, puis pour me sauver de la mort (Cioran a écrit qu’un livre est un suicide différé  !! J’aime infiniment cette phrase et celle de Foucault qui a écrit que c’est quand on met un point final à un livre que l’on sait alors pourquoi on l’a écrit.). Existentiellement, le livre est pour moi la plus fabuleuse de ce que je pourrai  posséder comme richesse, les livres me noient chez moi, ils sont partout, ils pourraient presque me tomber sur la tête. Le livre est l’existence même, il y a tout dedans, il y a tout ce que le monde contient et signifie. Je ne peux pas dormir sans lire auparavant, c’est sur un livre que je rentre dans le monde des songes… passion constitutive de mon être, passion vitale, existentielle, oui, si Ridha, et définitive. Quand je vais dans un endroit où il n’y a pas de livres, c’est pour moi une catastrophe, un moment gris et atone… 

Votre roman le plus connu qui a eu un gros succès aussi bien au Maroc qu’en France, en Italie et ailleurs et qui a été traduit, en 2007, en italien, semble bien être «La liaison» que vous avez publié en 2003, à Casablanca aux éditions Aïni Bennai : après l’avoir déjà publié 8 ans avant en France, chez L’Harmattan. C’est un roman érotique qui a fait couler beaucoup d’encre et a fait l’objet de plusieurs articles et communications universitaires. Quel effet cela vous fait d’être la première femme arabe à écrire un roman érotique évoquant la passion dévoratrice du corps, l’addiction dans le processus amoureux et l’intime féminin dans tout son naturel ? Cette écriture transgressant les tabous de nos sociétés arabes aurait-elle, aux yeux du psychiatre-psychanalyste que vous êtes une fonction thérapeutique libératrice ?

J’aime la question telle qu’elle est articulée. Je suis très fière d’être la première femme à avoir osé écrire un livre érotique : je suppose que les Arabes, hommes et femmes, vivent et connaissent la passion dévoratrice du corps, l’addiction dans le processus amoureux et l’intime féminin dans tout son naturel, comme vous les citez et qui constituent (effectivement) le corps du livre, si je puis m’exprimer ainsi.

J’ai d’ailleurs publié à Londres en 2021 deux poèmes érotiques dans un recueil collectif «Love And Lust» bien sûr, à Londres, les femmes arabes sont plus libres de publier ce qui est érotique. Je finis, du reste, un roman qui ira beaucoup plus loin que «La Liaison» non pas à la recherche du succès, mais d’un désir d’aller plus loin, très loin dans ce qui unit un homme à une femme et inversement parce que l’amour ne nourrit pas nos sociétés aujourd’hui comme naguère… Je signale aux potentiels lecteurs que «La liaison» est parue en anglais sous le titre «The Affair», en italien «Il legame» et que ce livre vient tout récemment d’être publié en arabe classique à Amman, en 2022 sous le titre «Aalaqa khatira», «Une relation dangereuse», mais ce n’est pas la vraie traduction du titre…

Vous semblez signifier dans ce roman que c’est l’Amour qui transforme l’être féminin et l’achemine petit à petit vers son «Moi» vrai. Mais un amour platonique et asexué qui ne dérange pas les traditions de chasteté et de pudeur pourrait-il être transformateur aussi ?

L’Amour transforme l’être féminin et l’achemine petit à petit vers son «Moi» vrai, mais il fait de même pour l’homme ! L’homme est aussi en quête de cet amour qui va grandir sa vie, lui donner sens, le faire accéder à sa virilité à travers son corps et son esprit ; un amour dans lequel nous, humains, nous sublimons petitesses et médiocrités vers ce qui est plus élevé, qui a plus de sens, qui nous satisfait plus… et ce ne sont ni les voitures de luxe, ni les diamants, ni le pouvoir qui nous y aident, seulement l’amour…

L’ombre de «L’amant» de Marguerite Duras et celle de Georges Bataille dans «Le bleu du ciel» semblent planer sur votre roman qui serait, comme l’a écrit quelque part un universitaire marocain «un miroir qui nous fait voir au-delà des mots les désirs refoulés, le Dark side et les fantasmes de son auteure», c’est-à-dire de vous-même. Qu’en dites-vous ?

Effectivement, quand j’ai lu «L’amant», je me suis tout de suite dit que si Duras avait une telle liberté, qu’est-ce qui empêcherait une Arabe d’oser écrire ce qu’elle portait en elle avec cette capacité à assumer son écrit. Je pense que «La liaison » est un peu la fille de «L’amant»… Charles Bonn, grand spécialiste de la littérature maghrébine a écrit (quand le livre était sous pseudonyme et qu’on n’en connaissait pas l’auteure) que le livre rappelait de Georges Bataille « Le bleu du ciel» : j’ai été extrêmement contente car Bataille est un immense écrivain, beaucoup plus important, à mes yeux, que Marguerite Duras, même si elle est également un grand écrivain. Un(e) universitaire marocain(e) aurait écrit que «La liaison» serait «un miroir qui nous fait voir au-delà des mots les désirs refoulés, le Dark side et les fantasmes de son auteure» : je pense qu’il ou elle n’a rien compris. Les désirs n’étaient plus refoulés parce que, une fois écrits, ils sont libérés. Mon dark side et mes fantasmes sont parfaitement connus de moi puisque, en tant que psychiatre et psychanalyste, j’ai été longuement psychanalysée, à Paris où j’ai étudié, de façon personnelle et didactique… Les universitaires gagneraient eux-mêmes à se faire psychanalyser et ils verraient différemment les œuvres des autres, ces écrivains qui osent créer plus fort et plus loin !

Il semble aussi qu’en écrivant ce roman, vous vous êtes inspirée un peu des grands romans de la tradition amoureuse arabe et de celle des Andalous. Confirmez-vous cela ?

Tout à fait ; je signale à tous les lecteur.trice.s que les «Mille et Une Nuits » par exemple sont expurgés et qu’ils ont une forte charge érotique, voire obscène. Les Arabes sont les chantres par excellence de l’amour et de l’érotisme dans certains grands textes. Je renvoie au «Jardin parfumé où s’ébattent les plaisirs» de Cheikh Nefzaoui et aux autres poèmes et textes qui parlent d’amour.

Dans ce roman, vous semblez évoquer aussi, implicitement, le pouvoir fabuleux de l’écriture qui serait pour vous une libération de toutes les contraintes pour dire votre «moi» en public sans tabous et sans complexes ? Cela serait-il vrai pour vous ?

L’écriture a, certes, un pouvoir fabuleux : mon «moi», je l’ai travaillé et compris en psychanalyse ; je n’ai pas de tabous et de complexes grâce à la psychanalyse et non grâce à l’écriture. Pour moi, l’écriture et un art et une merveilleuse discipline. Je regrette beaucoup que tout ce qu’écrivent les femmes arabes et maghrébines ne soit qu’une liquidation de leurs comptes avec le patriarcat.

Parlant de vous-même, vous dites dans un entretien publié à Rabat le 8 décembre 2020 ceci: «Jétudie le féminin, je ne sors pas dans la rue pour brandir les pancartes, je suis une intellectuelle engagée». Qu’affirmez-vous ici, le fait que vous soyez une écrivaine portée sur la cause des femmes ou le fait que vous soyez d’abord une militante féministe ?

Je suis un penseur et un écrivain du «féminin», en tant que médecin, psychiatre, psychanalyste et anthropologue. C’est la nature profonde du féminin qui m’intéresse,… le reste n’est que… Littérature !!! Je ne crois pas trop au militantisme et la cause des femmes a été biaisée et rattrapée par la politique.

(A suivre)

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