A deux semaines de la finale entre l’est et le Wydad Casablanca: Comme on se retrouve !

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Deux semaines nous séparent de la finale aller de la Ligue des champions qui sera en quelque sorte un «remake» de celle de 2011 dans la mesure où deux équipes maghrébines vont la disputer pour la deuxième fois de leur histoire. Bien évidemment, il s’agit du tenant de la couronne africaine : l’Espérance Sportive de Tunis et le Widad Casablanca.

A priori, l’Espérance peut partir avec l’avantage des pronostics dans cette apothéose continentale, et ce, pour diverses raisons. Mais après ce qu’on a vu à l’échelle européenne lors des demi-finales de la Champions League qui nous a réservé énormément de surprises et de rebondissements, on peut déjà avancer que la logique n’a pas sa place en matière de football. Tout peut arriver et les chances des deux protagonistes d’occuper la plus haute marche du podium sont vraiment égales.

Tombeurs de deux géants
Le mérite de nos deux finalistes c’est d’abord qu’ils soient parvenus à balayer de leur chemin deux mastodontes du football africain. Les «Sang et Or» l’ont fait à Lubumbashi en éliminant, dans la douleur, le TPMazembe qui était près de renverser la vapeur dans son antre après sa défaite de Radès (0-1). Et le Widad Casablanca est en droit de bomber le torse, après son coup de brio réussi aux dépens des Sud-Africains de Mamelodi Sundowns que beaucoup de spécialistes avaient donnés pour grands favoris de cette édition. Notamment après leur éclatant succès face Al Ahly (5-0), le club le plus capé en Afrique avec ses huit sacres.

Rien que par ces performances, la finale s’annonce totalement indécise, surtout qu’elle mettra aux prises les deux derniers tenants : l’Espérance pour l’édition de 2018 et le Widad pour celle de 2017.

Le professeur et son disciple
Cette finale aura, par ailleurs, un aspect bien particulier dans la mesure où elle sera tuniso-tunisienne pour ce qui concerne les techniciens qui veillent aux destinées des deux heureux élus. Le vieux routier Faouzi Benzarti qui vient de franchir le cap des soixante-dix ans et Mouine Chaâbani qui n’a que la moitié de l’âge  de ce dernier (37 ans). En plus du fait que Mouine était le disciple de Faouzi il y a moins de deux ans à l’Espérance.

Ce sera donc une sorte de «fratricide» entre ces deux techniciens qui ont le vent en poupe ces derniers temps. Mais on n’en est pas là car les deux hommes éprouvent beaucoup de respect l’un pour l’autre.Leur duel ou plutôt leur dialogue technique suscite déjà la curiosité pour voir qui du professeur ou de son disciple aura le dernier mot. Ce qui est sûr, c’est que cette finale promet d’être palpitante et pleine de suspense.

Amor BACCAR

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