En marge de l’affaire EST-WAC : La CAF, dos au mur…

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La «qualité» de la juridiction continentale est aujourd’hui un problème d’actualité.

Quoique l’on ait dit, le jugement partiel du TAS sur l’affaire EST-WAC est venu rappeler à la CAF que sa manière d’aborder et de traiter le dossier de cette tumultueuse finale retour n’était pas la bonne. Le vice de forme criard et qui suscite beaucoup d’interrogation est le fait que le comité exécutif, réuni à Paris, ait statué sur l’affaire au premier degré. Là, on se demande si Ahmed Ahmed et tous les dirigeants de la CAF ne savaient-ils pas qu’ils étaient incompétents en la matière et que c’est une commission (ou plus) qui doit s’en charger ? Ceci veut dire que la CAF est à court de compétence juridique (ce qui est difficile à saisir), ou au contraire que le comité exécutif, en pleine conscience, a décidé de traiter lui-même l’affaire en sachant qu’il n’en a pas la compétence. Cela dit, la CAF est, à cause de cette affaire, en pleine tourmente : une nouvelle édition de la ligue des champions voit le jour, alors que l’on ne connaît pas encore celui qui a gagné la précédente.
L’affaire est encore dans les bureaux de la CAF, avec des documents et des témoignages à la pelle et des tournures juridiques qui ont dénaturé l’aspect sportif. Problème de gouvernance dans la CAF ? Oui, c’est sûr.
La «qualité» de la juridiction au premier degré est encore une fois mise en doute. Plus, les textes et la juridiction sont «concurrencés» par des jeux de pouvoir et d’influence de la part de tous les clubs engagés et selon leur poids et leur degré d’influence. Ceci confirme sans le moindre doute l’obligation de réforme au sein de la CAF. Tout ce qui s’est passé pour cette affaire EST-WAC et surtout les délais (sans qu’il y ait au moins un épilogue) montrent que le départ de Hayatou et l’arrivée de Ahmad n’a pas résolu les problèmes. Le chemin de la réforme est encore long et épineux. Comme par hasard, Fatma Samoura, la femme puissante de la Fifa, et la «confidente» d’Infantino, est celle qui met en douceur les bases de cette réforme à la CAF. Pendant six mois, elle fera le nécessaire, et on attendra après ce qui va se passer. De gros changements sont attendus. La CAF ne peut pas continuer d’être mal gouvernée. C’est une évidence, surtout après le scandale EST-WAC. Une fois ce lourd et fastidieux dossier terminé, une nouvelle approche de gouvernance va être confirmée à la CAF. Le rythme de réformes instauré à la Fifa est largement supérieur à celui à la CAF. Et ça, Infantino ne le tolère plus.

3 Commentaires

  1. Bourdarier

    03/08/2019 à 20:39

    Article fait par un journaliste tunisien. Article non objectif. Article inutile.
    Le sens de la raison veut de ne pas décerner aucune coupe pour cette année et sanctionner l’EST pour la tricherie et assainir et nettoyer la confédération africaine de gens corrompus

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    • RAOUF

      04/08/2019 à 23:45

      Le journaliste tunisien dit que la CAF est pourrie et qu’elle fait preuve d’incompétence. C’est le verdict même du TAS. Et vous, dépositaire du « sens de la raison  » , pensez que l’EST a triché. Si tel était le cas, sachez que le TAS aurait sévi que le club tunisien aurait été sanctionné.

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  2. Dhiab

    04/08/2019 à 12:42

    Si il été Marocain sa autre fait quoi et pour le tricherie a la CAF sa enpeste de marocain

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