L’invité du lundi | Sami Saïdi (nouveau sélectionneur national) : «Une mission qui me passionne déjà…»

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Depuis son atterrissage, il y a un peu plus d’un mois, dans la cour de la sélection des seniors en remplacement de Tomi Gerona, remercié, Sami Saïdi semble bien parti pour changer l’air ibérique par un parfum typiquement local, mais aussi pour relever le défi. En effet, fort d’une solide expérience de joueur et d’entraîneur qui a fait sa gloire tant en Tunisie (avec l’ESS) qu’à l’étranger (France, Qatar et Emirats), il a tôt fait d’annoncer la couleur, en frappant à toutes les portes : DTN de la fédération, entraîneurs des clubs, bureau fédéral, bref un peu partout où cela est en rapport, de près ou de loin, avec le sept national. Çà et là, il a fait parler sa passion, mais aussi sa conscience professionnelle et ses ambitions. C’est pour en savoir plus sur sa nouvelle conquête que nous avons jugé utile de le soumettre au jeu des questions/réponses dans lequel, soit dit en passant, il excelle. Interview.

D’abord cette question… vieille comme le monde : comment avez-vous accueilli la nouvelle de votre nomination ?

Avec, bien entendu, autant de joie que de satisfaction et vous n’êtes pas sans savoir que diriger l’équipe nationale constitue non seulement un devoir sacré, mais aussi le rêve de tout entraîneur. Il va sans dire que si j’ai accepté l’offre du président de la fédération alors que j’exerçais à Dubaï, c’est parce que nous nous sommes mis d’accord sur tous les points.

C’est-à-dire ?

C’est que tout a été tiré au clair: durée du contrat, objectifs à atteindre, conditions de travail, salaire… Tout s’est passé, Dieu merci, dans la franchise et la transparence.

Dans trois mois, vous aurez déjà un Mondial à affronter avec la sélection. Vous êtes quelque peu malchanceux alors que vous avez fraîchement débarqué ?

Je dois préciser que, dans le contrat-programme que j’ai signé, le Mondial d’Egypte n’est pas pris en considération, pour la simple raison que je suis nouvellement nommé. Il n’empêche que nous n’irons pas au Caire en touristes.

Et le tournoi  TQ (avril 2021) qualificatif aux JO Tokyo 2021?

Là aussi, je ne serai pas, selon mon contrat, conditionné par l’obligation de résultat. Par contre, il est recommandé, d’un commun accord avec mes employeurs, de mettre à profit le Mondial d’Egypte et le tournoi TQ pour préparer les échéances ultérieures, à savoir la CAN 2022, le championnat du monde 2023, la CAN 2024 et la qualification à l’édition 2025 des Jeux olympiques.

Vous êtes capable de relever tous ces défis ?

Je l’espère vivement, mais ça ne dépendra pas uniquement de moi.

Oui, mais la fédération vous a, paraît-il, donné carte blanche ?

Je sais. Encore faudra-t-il compter avec les imprévus…

Bientôt démarrera la campagne mondialiste. Qu’est-ce que vous avez échafaudé ?

Tout d’abord, je dois remercier le directeur technique national de la fédération et les entraîneurs des clubs pour leur précieuse collaboration. Cela m’a permis d’avoir une idée plus claire sur les opportunités qui s ‘offrent à moi.

Cela revient à dire que la nouvelle liste des joueurs à convoquer pour la reprise du sept national est déjà dans votre tête. Peut-on en dénicher quelques détails ?

Pour commencer, j’ai pris possession de la liste élargie antérieurement établie par mon prédécesseur. J’ai trouvé que des joueurs n’y ont vraiment plus leur  place. C’est pourquoi je vais les remplacer par d’autres éléments qui m’ont convaincu durant les rencontres de la compétition nationale que j’ai suivies régulièrement. Par ailleurs, il n’est pas exclu que des professionnels exclus ou récalcitrants, pour une raison ou pour une autre, fassent leur retour. Je n’en dirai pas plus, mais, dans quelques jours, vous en aurez le cœur net».

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